LAIDEUR
Les laideurs de la mort. (Mariv., Vie de Marianne, vu.,
LANGAGE, daus le sens de paroles, discours :
Si vous saviez les langages qu'ils tiennent de vous. {Sat. Mén., Har. de d'Aubray.)— Elle dit que vous luy avés tenu de tant d'insolens tangages que je ne luy en voudrois pas avoir usé de semblables. [LcU.miss. de Henri IV, t. iv,p. 580.) — Uuoy que presque il ne peust tenir son espée, qui estoil attachée à son bras avec une chaîne d'or, il ne laissa pas d'appeler son rival au combat, et de tenir des langages aussi superbes que s'il eust esté en estât de luy faire demander la vie. (GoMBERV., Cyiher., V" p., 1. 6.) — Je ne vous repeteray point les langages que je tins à ce roy. (Id., ibid., 2^ p., 1. 1.)
LATINITÉ, dans le sens de tournure latine, de latinisme :
Les pédans et les Bas-Bretons sont quelquefois obligez d'écrire en françois, mais on ne les force point à faire des odes ou des sonnets, et l'on ne sauroit faire une bonne raillerie des grimaces que foiit les premiers en leur marcher ordinaire, pourveu qu'ils ne se produisent point dans le bal, ni des mauvaises phrases et des laiinitez que feront les autres dans leur prose, pourveu qu'ils ne montent point sur le Parnasse. (Racan, Leii., xi, à Chapelain.)
LICENCE, dans la signification générale :
Que si tu prens pitié de nos maux intestins, Les tonnerres vengeurs foudroiront des mutins
Les injustes licences. (Racan, Ps.. lv.)
Tu n'as que trop souffert leurs brutales licences. (Id., ibid., lxxviii.)
IIUNTES. — l'i.LRAi.isArin.N DKs ti:h.mi:s austkaits. .JGI
Serait-cu mettre un frein a tant de violences
(Juu donner par ce meurtre un exemple aux licences?
(N. Lemeuc, Lu Dvmciwe de Charles VI. ii, 1.)