AMORTI. — AMOUREUX
Elle qui de la paix ne jelie les amorces
Que par le seul besoin de séparer nos forces. [Sophoii., i, 4.)
— JETER TROP d'amorce A :
Et l'infidèle appas de leur prédiction A jeU' trop d'amorce à notre ambition; (An., v, 1.1
— ÊTRE d'une faible AMORCE :
Les amours d'un vieillard sont d'une faible amorce. [La Suiv., m, ].]
— GOUTER l'amorce, daiis le même sens que moindre à l'hameçon :
Il a beau déguiser, il a goitié t'amorce ;
Cloris déjà sur lui n'a presque plus de force. [Met., ii, li.;
— AVOIR PEU d'amorces POUR :
Vous auriez donc voulu que l'honneur d'un tel choix
Eût montré votre amant le plus lâche des trois?
Que pour lui celle gloire eût eu trop peu d'amorces,
Jusqu'à ce qu'un rival eût épuisé ses forces? {Satwlie, in. i )
AMORTI, lîg., éteint, rendu moins vif, anéanti :
De mon génie usé la chaleur amortie
A leur gloire immortelle est trop mal assortie.
[Au Roi, sur son retour de Flandre.)
L'inimitié qui règne entre les deux partis
N'y rend pas de l'honneur tous les droits amortis. [Serior., m, 1.