APPROCHE. — APPROUVÉ
J'avoue qu'un livre n'auroit jamais une appro/^f///o?! universelle et constante, s'il n'éloit très-bien écrit. (P. Daniel, Euin-l. de Ctéaiidre n d'Emloxe, i.) — Il prêclioit avec assez û'approùaiion dans une église de Paris, lorsqu'on dccou\rit que, pendant qu'il exhortoit les autres à vivre saintement, il vivoit lui-même fort licencieusement. (Alix., Apol. pour les Cath., Vp-. c -li, P'^add.)
APPROCHE. VENIR AUX MOKTELLtS APPROCHES, Cil Yeilif au\
mainis dans un combat à mort :
A voir de tels amis, des personnes si proches,
Venir pour leur patrie aux mortelles approches,
L'un s'émeut de pitié, l'autre est saisi d'horreur,
L'autre d'un si grand zèle admire la fureur. {IJor., m, 2.;
APPROCHER DE, activ., au sens moral, rapprocher de :
De tant d'enseignements l'amas prodigieux
Ne Capproctiera point du monarque des cicu\. (/mit., i. 1, éd. IGSl.,
On a dit d'une manière analogue :
Puisque l'amour chaste qu'ils ont pour les hommes leur fait quitter le ciel pour la terre, et trouver leur paradis parmi nous, ne devons-nous pas reconiioîlre qu'il y a quelque chose en l'homme qui l'approche de ces esprits immortels ? (Boss., Stvin. pour la fêle des SS. amj. yard.)
— APPROCHER, neutre, en parlant d'un coui) :
On ne les sent aussi (ces agitations) que quand le coup approche,
El l'on ne reconnoît de semblables forfaits
Que quand la main s'apprête à venir aux effets. (Cinna, m, 2.]
Voltaire avait dit : « Un coup n'approche pas. » — « Le coup cpproclie peut être dur, réplique Palissot, mais l'expression n';i l'ien de ])lamable. »
APPROFONDIR, rendre plus profond, approfondir i.'ARi.vji,