ASCENDANT
Et ce qu'en quelques-uns on voit d'attachement
N'esl qu'un faible ascendant d'un premier mouvement. {l\od., ii, 2.)
L'illustre commentateur de Corneille prodigue les paroles de eriti(jue contre cet enij)loi (V ascendant :
«N'est qu'un faible ascendant d'un premier mouvement » est impropre; l'ascendant veut dire ici la supériorité; un mouvement n'a pas d'ascendant. On ne peut s'exprimer ni avec moins d'élégance, ni avec moins de correction , ni avec moins de netteté. »
La pensée du poète est : Ce qu'on voit d'attachement en quel- <iues-uns n'est que le résultat du pouvoir (pi'a sur eux un [)r('mi<'r mouvement, une première im{)ression. Le mot ascendant a\cc sn signitif^ation de supérioritt', par consé(|uent de pouvoir, paraît ne pas être si impropre ici que l'a cru VollaiiT.
ASPIRER, être aspiré, en parlant de la pronoiiciatiitn d*^ Ifllivs :
Cette lettre se rencontre au commencement des mots, ou au milieu, ou à la fin Au comniencenieiit, elle dspnc toujours; soi, sien, sauver, suborner. (PréJ. du Tlièùt. de P. Corn., éilit. 1082. ) — Entre deux voyelles, elle passe toujours pour ;, et après une consonne elle aspire toujours, [lùid.)
— .vsi'iKKit .\ (un subst.), tt'udre ardeiimimt à :
Je suis chrétien, Néarque, et le suis tout à fait ;
La foi que j'ai re<;ue aspire <i son elTcl. P»l., ii, 6.)
— .\spiHKU .\, fil ])arlaiit d'une chose di-tavoraldc. avfc un .subst. ou un infiii. :
Et monté sur le faîte, il aspire à descendre. (Cinna, il, 1.)
Je consens, ou plutôt y aspire li mu rame. Pol.. iv, •2.)
Puisque je suis coupable aux yeux de l'injustice.
Je fais gloire du crime, et ] aspire au supplice. Tliéod., ii, ">.)
Je vous avout-rai |)lus, seigneur, loin d'y souscrire.
Elle en prendra pour vous une haine où j'uspire.
Un courroux implacable, un orgueil endurci.
Et c'est par où je veux vous arrêter ici. Strior., iv, 2.}