‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 42 sur 253 · ASCENDANT · texte numérisé non relu

ASCENDANT

Et ce qu'en quelques-uns on voit d'attachement

N'esl qu'un faible ascendant d'un premier mouvement. {l\od., ii, 2.)

L'illustre commentateur de Corneille prodigue les paroles de eriti(jue contre cet enij)loi (V ascendant :

«N'est qu'un faible ascendant d'un premier mouvement » est impropre; l'ascendant veut dire ici la supériorité; un mouvement n'a pas d'ascendant. On ne peut s'exprimer ni avec moins d'élégance, ni avec moins de correction , ni avec moins de netteté. »

La pensée du poète est : Ce qu'on voit d'attachement en quel- <iues-uns n'est que le résultat du pouvoir (pi'a sur eux un [)r('mi<'r mouvement, une première im{)ression. Le mot ascendant a\cc sn signitif^ation de supérioritt', par consé(|uent de pouvoir, paraît ne pas être si impropre ici que l'a cru VollaiiT.

ASPIRER, être aspiré, en parlant de la pronoiiciatiitn d*^ Ifllivs :

Cette lettre se rencontre au commencement des mots, ou au milieu, ou à la fin Au comniencenieiit, elle dspnc toujours; soi, sien, sauver, suborner. (PréJ. du Tlièùt. de P. Corn., éilit. 1082. ) — Entre deux voyelles, elle passe toujours pour ;, et après une consonne elle aspire toujours, [lùid.)

— .vsi'iKKit .\ (un subst.), tt'udre ardeiimimt à :

Je suis chrétien, Néarque, et le suis tout à fait ;

La foi que j'ai re<;ue aspire <i son elTcl. P»l., ii, 6.)

— .\spiHKU .\, fil ])arlaiit d'une chose di-tavoraldc. avfc un .subst. ou un infiii. :

Et monté sur le faîte, il aspire à descendre. (Cinna, il, 1.)

Je consens, ou plutôt y aspire li mu rame. Pol.. iv, •2.)

Puisque je suis coupable aux yeux de l'injustice.

Je fais gloire du crime, et ] aspire au supplice. Tliéod., ii, ">.)

Je vous avout-rai |)lus, seigneur, loin d'y souscrire.

Elle en prendra pour vous une haine où j'uspire.

Un courroux implacable, un orgueil endurci.

Et c'est par où je veux vous arrêter ici. Strior., iv, 2.}

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