ASSURER
— s'assiiu:» siu, l'ialdir sa coiiliaiicc, l'aiic fond sur :
Mais ne l'ti'isun |ioiiil xiir la liaulu science. (Imil,, i, 7.-
. .. Assuiez-vtju^ sur ma fidélih' ,P,oU . i. 7.)
On ti'ouvt' (xactcniciil de iiirinc :
i"ossure-t-on sur l'alliance
Qu'a faite la nécessite? (La Font., ruO. vin, -22.)
J'entends : il vousjuroil une amour éternclic. Ne vous assurez point sur ce cœur inconstant; Car à d'autres qu'à vous il en juroit autant. Hac, l'Iiidrc. v, 3.)
Néron m'apjirend par votre voix Qu'en v'ain Brilunnicus A'«*\(oe *«/• mon choix. (Id., Ihiuuin , i, 2.)
11 ne lui parle plus a\ec cette douce familiarité, avec cette confiance d'un fils unique, qui s'ussurc sur la bonté de son père. (Boss., 1'^ Serm. pour ta vendredi saint, 1.) — Puis-je nt'us.surer sur inoi-rnèmc? (Id., Médit, sur I'Évoiki , i.\mi' j"ur, la Cène, 2' p.)
— ASsuitEit, i-assiii'cr, li'aii(|iiillis("i' :
Votre robe a fait peur, et, sur Nise éprouvée,
Kn dépit dos soupçons, sans péril s'est trouvée;
El cette éprouve a su si bien les assurer,
Qu'incontinent Creuse a voulu s'en parer. \Mt'd , \. ].}
tl tàclions iVussurer la reine qui to craint. {!\'icoiit., iv, 3.)
« Le mot d'assurer, dit l'auteur du Commentai re, n'est pas trau- (.•ais ici; il l'aut de rassurer. Ou assun^ uii(> V('i'it('; ou fasstife uiie àtnc intimidée. »
Malgré la décision tranchée de Voltaire, assii7X'r, signilianl rassurer, traïKiuilliscr, t'-Uiit iVuw t'in|»loi iié'iK'ral au dix-septiéinr siècle :
0 bonté qui m'assure autant qu'elle m'honore! ^Hai:.. Lstlnr, ii, 7 )
Occupé seulement do l'ftpre jalousie.
Rien ne peut Vassurer; de tout il se défie. (La Fo.nt., le l'iariitiiu. >c.i.)
l'n tel parant n'aasure point mon Ame. (Id., t'Iùtn., iv, 1.)
Quand NOUS m'avez exposé les choses, mon silence mémo nous assure. ( lloss , Ê.ett., à la sœur Cornuau, 10 mars IGSH.i — Je ne \ois point sur quoi un ecclésiastique, (jui amasse dos biens considérables des revenus de ses bénéfices, ou dos rétributions de ses sermons peut assurer sa conscience, puisque les auteurs mémos qui ont le plus lra\ aillé à fa\oriser la cupidité dos hommes ont été contraints d>' leconnoître ipi'il est en elal de iieché mortel de retenir pour soi ce qu'au moins, par un droit indispensable de la charité, il étoil obligé de donner aux pauxres. ^.\iin , Cïwd'., t. i, p. 7i">.)
De même avec le proiioui |Misonucl :
Mes nymphes pâles et craintixes A peine s'assuroitni dans le soin do mes eaux,
(Kac, La yijwi'hc de la Senit' o lu i.nnr]