CHAUD. — CHEMIN
De cette acception on peut rapprocher :
Souriant d'un souris badin
A ces paroles cliuiouillcitses,
Qui font baisser un u'il malin
A mesdames les précieuses. (Volt., Épii.. .\x.\i.)
CHAUD, fiy., ardent :
Prés d'un esprit si chaud et si fort emporté,
Suréna dans ma cour est-il en sûreté? (Sur., v, 1.)
— CHAUD, subst. , suu LE CHAUD DU JOUR, au moment de !a plus forte chaleur :
Un bœuf piqué du tauii, qui, brisant nos dosages.
Hier, sur te chaud du jour, s'enfuit des pâturages. [CJil., n, 7, 1" éd.)
On trouve dans le même sens, en prose, par le chaud du Jour :
11 marchoityjar le chaud du jour. (Fleury, Mœurs des chrél., ii.)
CHAUSSER LE COTHURNE UN PEU PLUS BAS, pour signiher baisser un peu le ton ordinaire de la tragédie :
Je ne puis croire que l'hospitalité violée en la personne des filles de Scédase , qui n'étoit qu'un paysan de Leuctres , soit moins digne d'elle (la tragédie) que l'assassinat d'Agamemnon par sa femme , ou la vengeance de cette mort par Oreste sur sa propre mère; quitte pour chausser le cothurne un peu plus bas. (Don Sanche, ÉpU.)
CHEMIN, flg. LE CHEMLN DU TREPAS :
Pour m'exposer à tout achevons l'hyménée.
Cher frère, c'est pour moi le chemin du trépas,
La main qui t'a percé ne m'épargnera pas. {Hodoij., v, 4. )
— CHEMIN, ïig., comme voie:
Ce sont liour l'apaiser les chemins les plus courts. [La Suiv., i, 8.
— SE METTRE MAL AU CHEMLx DE, uc pas prendre les moyens de:
Vous vous incitez fort mal au chemin de régner. [Nicom., m, 1.)
Au jugement de Voltaire, « chemin de régner » ne peut s(> dire. Toutes ces façons de parler sont troj) basses. » La locution critiquée ne laisse rien à désirer ni pour la clarté, ni pour l'analogie, ni pour la correction, l'ourcpioi donc ne pourrait-elle s'employer?
On trouve d'une manière approchante : mettre en chemin de, pour signifier faciliter le» moyens de :
Ôlez-leur seulement leur esprit, et vietuz-les en chemin de trou\er ces vérités
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dans leur propre fonds. (Fé.n., Êtluc. des filles, vu. —Je ferai à chaque moment sans iiiquieliule, selon les furcts di( mon corps, ce que la Providence me meUra en chemin de faire. (Id., liéll. sur tous les jours, xiii.)
— Corneille a encore dit dans le même sens, et d'une manière aussi irréprochable : ce n'est pas le che.min de (un infinitif) :
Je cluTclie cl l'acquérir, el non à l'irriter,
Et m'immoler l'objet de sa nou\elle flamme
Ce n'est pus le chemin de rentrer dans son âme. (Androm., v, l.)
— s'ÉCARTEU or r.nAND CHEMIN, à peu près comme on dit, ne jjas suiiTe le chemin haltu :
11 est Lion malaisé de trouver ([ueique cluisu dt- nouveau sans s'écarter un peu du fjrand chemin, et se mettre au hasard de s'égarer. [Exuw. de iMcom.)
CHER, adv., placé avant le verbe :
Examinant mon feu, qu'est-ce que je ne perds,
Et qu'il m'est cher vendu de connoître mes fers! [La PI, Roy., iv, 1.)
CHERCHER, fig., scruter:
Je ne \eux pas non plus chercher jusqu'en votre àme
Les sentiments qu'y laisse une si belle flanmie. ^La Tois. d'Or, iv, 1.)
On a dit d'une manière tout à fait analogue :
Corneille a cru que ce n'était pas assez de les faire agir, il est allé au fond de leur àme chercher le principe de leurs actions. (St.-Évuem., Observ. sur les Trafj.]
— chekcuer, reelit'ichcf. cmcucnEU l'alliance ue :
Je choisis Vinius dans cette déliance.
Pour plus de sûreté \en cherchai l'alliance. JHhon, i, 1.)
CHEREMENT, à nu luiiit pii\. estime» ciikhement ni el^le