‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 105 sur 344 · PLUS · texte numérisé non relu

PLUS

mauvaise vie, et comme tel, banny de mon royaume, après avoir espousé la veufve du feu procureur Bourdin, personnage de grande doctrine et de Iteaucoup de moyens, et avoir dissipé mal à propos la piuspan des biens et substance de oesle maison et vendu le reste, s'est enfin retiré hors de mon dicl royaume. [Leii. miss, de Henri IV, t. iv, p. 381, au grand-duc de Toscane, 30 juin ';595.; — La plus part de la trouppe est remplie d'amour, qui.., (D'Urfiï, l'Ascrèe, à la berg. Astrée. — Nous estions alors à Vienne, où est la pluspari des possessions de Kosidor. {Id., ibid., i, 8.) — Je fus contrainct de me mettre sur un lit, d'où je ne bougeay de la pluspari du jour. (Id., ihid., ii, 4.) — Employant le jour à servir ses maîtres, et la plupart de la nuit à étudier, il fit des progrès si considér-.ibles... tBayle, Dict. crii., art. Ramus.)

Aujourd'hui la plupart est un collectif partitif signifiant toujours et uniquement le plus grand nombre, excepté dans quelques locutions conservées de l'ancienne langue, comme la pinpart du temps.

PLUS, pour le plus, comparatif au lieu du superlatif, à la manière des Latins :

Ton sexe qui défend ce que plus il désire.

Voit foit à contre-cœur... [Clit., v, 3, 1"' éd. jusqu'à 1G44 inclus.;

Vos discours par les leurs ne sont pas effacés,

J'en garde en mon esprit les forces plus pressantes,

Et toutes vos raisons me sont encor présentes. //oc, v, '?..)

Le jour est encor long, et, ce qui plus m'etTraie,

La moitié de l'avis se trouve déjà vraie. (Pol., ii, 4.)

Le irône de mon père >'e fait pas le bonheur que plus je considère. (iViVom., iv, 5 )

Ce n'est pas, en effet, ce qui plus m'embarrasse. [Seiinr., iv, •;.}.

Moins de maux s'épandroient par toutes les contrées, Le trouble et le scandale y naîlroient moins souvent. Et des cloîtres plus saints les murailles sacrées

Donneroient moins d'entrées

A l'esprit décevant. timit., i, 3, éd. 1G51.)

Tout ce qui plus le souille.

C'est cet impur attachement. {[ùid., n, 1.)

liien de plus fré([uent autrefois :

Di-moy, mon fils aisné, ma substance plus chère. {La Cotnpl. de France.)

Car le vers plus coulant est le vers plus parfait.

(JoACHiM DU Bellay, Le Pcëie courtisan.)

U faut tousjûurs courir au bien plus nécessaire. (L.-C.DiscRET,.4/i:.,i, 1.)

Je croy que sous l'habit de ces trois bavolettes,

i^ous voyons de la cour les dames plus parfaites. ;Id,, ib:d., m, 3.;

Un Italien ne peut avoir faict un ouvrage si francois et si poiy, qui montre une parfaicte cognoissance de toutes les affaires, et du naturel de toutes les peisonnes plus signalées de France. (Sat. Mén., Disc, de l'impr.)

Page 1