TROMPETTE. — TROP
toire do Hormans, l'autre abusé du régiment des gardes, firent sentir leurs désirs de changemcns à ceux qui trafliquoient le départ du roi de Navarre. (D'Audignij, Hist. Univ., I. ii, c. xviii, 1" éd.)
Et de même, avec l'actif :
Aussi ne les'rrompa-il rft' leur attente. ( Facchet, A>iiiq. rjaul.. 2» vol., v, 11.) — Je ne puis ni ne veux tromper ceux que j'affectionne de ce qui les concerne. [Lett. miss, de Henri IV, t. iv, p. 279.)
TROMPETTE, faire quelqu'un le trompette de quelque CHOSE, le lui faire débiter, propager :
Dorante n'est qu'un fourbe, et cet ingrat que j'aime,
Après m'avoir fourbe, me fait fourber moi-même,
Et d'un discours en l'air qu'il forge en imposteur,
11 »ne fait le irompeiie, et le second auteur. (Le Ment., v, 2.)
On trouve , d'une manière analogue , être le trompette d'une chose, pour signifier la publier, la divulguer :
Quel homme est plus heureux que moy?
Je passe dans l'esprit du roy
Pour le Irompette de sa gloire. (Maynard, Épigr.)
Par là je reconnois le visible danger Que court celte inconnue a vous trop obliger, Et que se découvrant à votre âme indiscrette, De ses faveurs par tout vous serez le trompette,
(T. Corn., Les Engagements du hasard, n, 3.)
TROMPEUR, avec un régime, cfui trompe sur, qui cache :
Et ces masques trompeurs de nos conditions
Cachent, sans les changer, nos inclinations. {Clit., m, 5.)
TROP. TROP d'un, comme un de trop :
Hélas ! je ne puis voir qui des deux est mon fils,
Et je vois que tous deux ils sont mes ennemis.
En ce piteux état, quel conseil dois-je suivre?
J'ai craint un ennemi, mon bonheur me le livre;
Je sais que de mes mains il ne se peut sauver.
Je sais que je le vois, et ne puis le trouver.
La naiure tremblante, incertaine, étonnée,
D'un nuage confus couvre sa destinée.
L'assassin sous cette ombre échappe à ma rigueur,
Et^ présent à mes yeux, il se cache à mon cœur.
Martian ! A ce nom aucun ne veut répondre,
Et l'amour paternel ne sert qu'à me confondre.
Trop d'un Héraclius en mes mains est remis.
Je tiens mon ennemi, mais je n'ai plus de fils. [HéracL, iv, 4.)
Nous avons déjà vu niohïs d'un pour un de moins; ce sont là des tournures tout à fait louches et obscures ; t?'op d'un, pour un de trop, est encore moins admissible que 7noins d'un, pour un de moins.