TROUBLE. — TROUVER
— TROP, subst. MON TROP DE MALHEUR, comme Vexcès de mon malheur :
Je ne viens point ici par de noirs artifices,
De mon cruel destin forcer les injustices,
Pousser des assassins contre tant de valeur,
Et l'immoler en lâche à mon irop de mallieur. [Penh., ni, 4.)
— SON TROP DE VERTU, l'excès de sa vertu :
De son trop de venu sachons le dégager. [Penh., m, 6.)
Le frère de Corneille a dit d'une manière analogue :
Didas, ton trop de zèle a trahi ta prudence.
(T. CoRX., Pers. et Démétr., m, 3.)
TROUBLE, avec le pluriel, pour signifier inquiétude, agitation de l'âme, de l'esprit :
Mais le voilà, madame, Qui vous fera mieux voir les troubles de son âme. [Otk., v, 8.)
Du moment qu'il l'a vue, Ses troubles ont cessé, sa joie est revenue. [Sopli., ii, 1.)
— EN TROUBLE, avec trouble :
Je ne reçois qu'en trouble un si confus espoir. [Œd., iv, 3.)
TROUBLER, neutralement, exciter des troubles, se soulever :
De passion pour moi deux sultanes troublèrent ;
Deux autres, pour me voir, du sérail s'échappèrent :
J'en fus mal quelque temps avec le grand seigneur. [L'Illus. com., ii, 2.)
Un des plus célèbres précurseurs de notre grand poète a dit de même :
Les peuples, tous esmeus, commençoient à troubler.
(D'AUBiG.NÉ, Les Trag., iv.)
TROUVER A, dans le sens de faire rencontrer à. Emploi des plus énergiques qui se fassent admirer chez Corneille :
Vous pouvez cependant faire munir ces places,
Préparer un obstacle à mes nouveaux desseins.
Disposer de bonne heure un secours de Romains;
Et si Flaminius en est le capitaine.
Nous pourrons lui trouver un lac de Trasimène. {Nicom., u, 3.)
— TROUVÉ, part, passé, le premier trouvé, comme le premier venu :
Aucun jusqu'à ce point n'est encor arrivé.
Mais je te changerai pour le premier trouvé. [Mél., v, 3.)