‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 278 sur 344 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

— Pour auprès de :

Si ma feinle vers vous passe pour criminelle,

Pardonnez-moi les maux qu'elle vous fait souffrir. {Suite du Uleni., v,8.)

Pour peu qu'un honnête homme ait vers moi de crédit,

Je lui fais la faveur de croire ce qu'il dit. (L'Illus. corn., ii, 3.)

Et vers moi tout l'effort de son autorité

N'agit que par prière et par civilité. 'Nicom., i, 2.)

On trouve avant et après Corneille des exemples nombreux de ces deux nuances de signification :

Qui est vers s'amie renoiz, 'renégat, perfide'

Ne doit morir à une foiz. (Parionopeus de Blois,v. 5225, éd. Crap.j

Il pueent bien aler emsamble, Andui sont si granl et si fort

Que nuns n'auruiî ver aus effort. (Raodl de Hoidant , Le Songe d'Enfer, dans Lais et Chaiis., ms. de la Bibl. imp., fonds fr., 1593, f° 117, r% col. 2.)

Un très-bon prince comme est Votre Altesse vers un peuple desvoyé. (S. Fr. de Sales, Lett., à Ch. Emm., 29 déc. 1595.) —Celui qui emploie la contrainte ne l'emploie pas vers le jugement, lequel ne peut être forcé, mais vers la contenance extérieure, laquelle peut bien obéira la pourpre de l'empereur qui commande et qui presse, mais qui peut aussi couver dans le cœur une haine capitale contre lui. (Fenouillet, Disc. Jun. sur la mort de Henri le Grand.)

0 fureurs dont même les Scythes

N'useroient pas vers des mérites

Qui n'ont rien de pareil à soi! (Malh., Stances pour Alcandre, 1609.)

Ledit seigneur du Plessis considérant l'envie à laquelle il alloit être exposé par la charge qui lui étoit commise, craignant aussi que la nomination de sa personne n'altérât, tant l'affection que monsieur le maréchal lui avait toujours montrée, que son zèle vers le public, fit de très humbles remontrances et prières à la compagnie, à ce qu'elle le déchargeât de la commission dont il lui avoil plù de l'honorer. {Pièces pour servir aux Méin. de Rolian.] — Voulant se ménager vers la cour et vers le parlement. (La Rochefoucauld, Méw.. Retour des princes à Paris.) — Le coadjuteurcontinuoit à ne garder aucune mesure rerslui. 'ld..ibid.. Guerre deGuienne.) — Il s'étoit uni avec le duc de Rohan, croyant qu'il lui pouroil être également utile vers Monsieur et vers M. le Prince. (Id., ibid.)

Dans un pareil degré de vertu, de mérite, Constantin doit à l'un, quand vers l'autre il s'acquitte.

(T. CoR.N'., Maximian. i, 1.)

Jusqu'à ce que le succès me justifie vers le public. (M°" de La Fayette, La Princesse de Cl'eves, Impart.) — Se justifier vers le public. (FÉx., Réfutationdu P. Malebranche, i.) — Me voilà hors d'état de m'acquitter jamais du quart de mes dettes vers vous. (Id., Lett., au duc de Noailles, sept. 1690.) — Ce qui est certain, monseigneur, est que vous avez un pressant besoin de vous précaullonner vers le roi. (Id., ibid., au duc de Bourgogne, 25 oct. 1708.) — A l'égard de l'Espagne, il faut écouter les demandes des Hollandois et entrer dans tous les expédients qui ne seront pas contraires à la bonne fui vers les Espagnols. ^Id., ibid., au duc de Chevreuse, 20 mars 1710.) — Je ne sais point en détail les fautes qu'ils ont faites vers vous. (Id., ibid., à la duchesse de Mortemart, 1"' févr. 1711.) — On porte à la prière une imagination toute pleine de vaines curiosités, un esprit

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