VERTU. — VIEIL
VERTU, dans le sens d'efficace, d'action, faire vertu, produire sa vertu, agir :
Mais, monsieur, attendant que Sabine survienne.
Et que sur son esprit vos dons fassent vertu,
Il court quelque bruit sourd qu'Alcippe s'est battu. (Le Ment., iv, 1.)
VICE. CE .n'est pas son vice, dit ironiquement pour signifier, ce n'est pas sa vertu favorite :
Il peut te dire vrai, mais ce n'est pas son vice. {Le Ment., v, 6.)
VIDE. LAISSER LA PLACE VIDE A, fig., laisser la place libre à:
Heureux père et mari, ma fuite et leur tombeau
Laissent la place vide à ton hymen nouveau. {Méd., v, 6.)
VIDER DE, rendre vide, dégarnir de :
Trop d'or sur mes habits en a vidé ma bourse.
[Poés. div., Mascar. des enfants gâtés.)
Vers assez mal fait.
— l'affaire EN EST VIDEE, fig., la cliosc cst concluc, arrêtée :
Ah ! si vous aviez vu comme elle m'a grondée.
Elle va me chasser, l'affaire en est vidée. {Le .Ment., v, 5.)
Cette expression paraît impropre ici.
VIEIL, pour vieux :
Sylla n'a que son temps, il est vieil et cassé. (Sert., m, 4.)
Mais il respire encore, assez vieil et cassé. {Œd., m, 4.)
Tout vieil et tout cassé, je l'épouse^ il me plaît. {Pulck., v, 4.)
Vieil s'est longtemps dit pour vieux, même devant une consonne :
a quoi sert d'employer l'artiOce et la force
Pour abatre un vieil tronc qui n'a plus que l'écorce
Et que les vers rongent de toutes parts? (Racan, Psaum., Lxi.)
Je suis vieil, mais un fruit de ma vieille saison
Est d'en posséder mieux la parfaite raison. (Rotrou, Venceslas, i, 1.)
Je crus que le courroux d'un vieil père irrité,
A cause de ses ans devoit être évité. (Scarr., La Fausse appar., i, 2.)
Le vieil testament, (Pasc, Pens-, éd. L., c. xvii.) — Si on est trop jeune , on ne juge pas bien; trop vieil, de même. ;Id., ibid., éd. Feug., art. xvii.) — Tu es malicieux comme un vieil singe. (Naddé, Le Mascurat. p. 399.) — Louis Xf faisoit mettre des manches neuves à son vieil pourpoint. (Id., ibid., p. 544.) — Je pour-