GENS. — GRIPPE
ou il estoit ordonné, et par ce moicn ny avoit bruit ne tempesle. [I.e Jouvencel, f» 53, r°.)
Voir encore la Chasse d'Amour, p. 39, col. 2; le Moyen de parvenir, p. 294.
On disait aussi, dans le même sens, Gaultier Martin, ne Gaultier ne Martin, Martin ne Gaultier. Voir Eust. Descliamps, Poés. ms., f° 78, col. 2 ; Œuv. de Roger de Collerye, p. 8 et ol.
On disait également dans le sens de personne , yie Gaidtier ne
Colin :
Ne je ne voy ne Gaultier ne Colin A court n'ailleurs qui s'empesclie d'aulrui. (Eust. Desghamps, Balade, ms. de la Bihl. imp., fonds fr., n" 840^ V 18, r", col. 2.)
GENS. DEUX GEiS, comme on dit deux personnes.
Cette manière de parler a été employée dès le quinzième siècle, et assez souvent depuis :
Et certes ce furent deux gens qui firent grande chère ensemble. ;Oliv. dk La Marche, Mèm., i, 22.)
On rencontre dans les anciennes coutumes des expressions comme deux gens, trois gens, pour deux hommes, trois hommes.
On trouve aussi plusieurs gens, comme plusieurs personnes :
Umomnl plusieurs gens de part et d'autre. (Fauchet, Àniiq.gauL, l^vol., v, 10.)
Un vieux proverbe dit :
Tant de gens, tant de guises.
GRADE, rang, dignité :
Votre grade hors du commun
Incommode fort qui vous aime.
Et sous le respect importun
Un beau feu s'éteint de lui-même. [Poes. div.. Stances.)
GRIPPE, s. f., caprice, fantaisie :
Mais encor suis-je plus heureux Que tant de fous et d'amoureux.
Qui se sont perdus par leurs grippes.
[Poés. div., Mascarade des Evfnnis gàiés. C'est un homme de grippe, de fantaisie, d'impétuosité successive. 1St-Siiio.\, ,l.'cm.,t. X, ch. 12.)
Ce sens est encore indiqué, comme vieilli, par la dernière édition de l'Académie, et par d'autres dictionnaires usuels, qui tous ne donnent que des exemples du singulier.