‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 315 sur 344 · GENS. — GRIPPE · texte numérisé non relu

GENS. — GRIPPE

ou il estoit ordonné, et par ce moicn ny avoit bruit ne tempesle. [I.e Jouvencel, f» 53, r°.)

Voir encore la Chasse d'Amour, p. 39, col. 2; le Moyen de parvenir, p. 294.

On disait aussi, dans le même sens, Gaultier Martin, ne Gaultier ne Martin, Martin ne Gaultier. Voir Eust. Descliamps, Poés. ms., f° 78, col. 2 ; Œuv. de Roger de Collerye, p. 8 et ol.

On disait également dans le sens de personne , yie Gaidtier ne

Colin :

Ne je ne voy ne Gaultier ne Colin A court n'ailleurs qui s'empesclie d'aulrui. (Eust. Desghamps, Balade, ms. de la Bihl. imp., fonds fr., n" 840^ V 18, r", col. 2.)

GENS. DEUX GEiS, comme on dit deux personnes.

Cette manière de parler a été employée dès le quinzième siècle, et assez souvent depuis :

Et certes ce furent deux gens qui firent grande chère ensemble. ;Oliv. dk La Marche, Mèm., i, 22.)

On rencontre dans les anciennes coutumes des expressions comme deux gens, trois gens, pour deux hommes, trois hommes.

On trouve aussi plusieurs gens, comme plusieurs personnes :

Umomnl plusieurs gens de part et d'autre. (Fauchet, Àniiq.gauL, l^vol., v, 10.)

Un vieux proverbe dit :

Tant de gens, tant de guises.

GRADE, rang, dignité :

Votre grade hors du commun

Incommode fort qui vous aime.

Et sous le respect importun

Un beau feu s'éteint de lui-même. [Poes. div.. Stances.)

GRIPPE, s. f., caprice, fantaisie :

Mais encor suis-je plus heureux Que tant de fous et d'amoureux.

Qui se sont perdus par leurs grippes.

[Poés. div., Mascarade des Evfnnis gàiés. C'est un homme de grippe, de fantaisie, d'impétuosité successive. 1St-Siiio.\, ,l.'cm.,t. X, ch. 12.)

Ce sens est encore indiqué, comme vieilli, par la dernière édition de l'Académie, et par d'autres dictionnaires usuels, qui tous ne donnent que des exemples du singulier.

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