NOURRITURE. — ORDONNER
NOURRITURE, celui qu'on a nourri, élève, enfant.
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Voltaire, dans une conversation rapportée par La Harpe, a employé nourriture avec cette signification excellente :
< Chabanon estimait fort peu Racine, Desprëaux. La Fontaine, encore moins Homère. Un jour il venait de parler un peu légèrement des deux premiers, il remarqua que Voltaire ne lui répondait que par sa grimace d'humeur et de mépris, qui était assez volontiers sa réponse quand il n'était pas content : Chabanon voulut revenir sur ses pas. « Ne croyez point, dit-il, que je veuille battre mes < pères nourriciers. — Oui, dit Voltaire entre ses dents, et se tournant d'un autre '< côté, ils ont fait de toi une belle uonrriiure. » (Lycée, 3e p., 1. i, c. vu, sect. 4.)
OFFENSER, avec un régime de chose et de personne :
Des deux côtés i'offense et ma gloire ei les dieux. {Ciima, lu, 2.)
Les vers suivants présentent une expression créée qui mérite encore d'être relevée :
Éclatez, mes douleurs, à quoi bon vous contraindre?
Quand on a tout perdu, que sauroit-on plus craindre?
Pour ce cruel vainqueur n'ayez point de respect;
Loin d'éviter ses yeux, croissez à son aspect;
Offensez sa victoire, irritez sa colère. (Hor., iv, 4.)
ORDONNER de quelque chose, donner des ordres au sujet de quelque chose :
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On a dit d'une manière analogue :
Mais enfin de sa peine il est temps qu'on ordonne.
(T. Corn., Maxim., iv, 5.)
Le roi, en personne, ordonna de tous les quartiers, et des attaques qu'il fit faire aux deux extrémités de la ville. (Mém. de Poniis, liv. iv, 1622.)
Ordonner de quelque chose ne se dit plus que pour signifier en disposer.