‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 335 sur 344 · RABATTRE · texte numérisé non relu

RABATTRE

On a dit, au propre , en parlant d'un oiseau , rabattre son vol :

Lorsqu'il a saisi sa prois^ il rabat son vol comme pour en éprouver le poids. (BcFF., Hist. uat. des ois.. Les oiseaux de proie, le grand aigle.;

Corneille dira, au figuré, par une très-belle image, rabattre l'essor :

Rabats de cet esprit l'essor tumultueux. [Imit., iv, 8.)

RANGER A (se), suivi d'un infinitif, comme se soumettre à :

... Si quelqu'un ou plus riche ou plus beau, Et mieux fourni d'appas à te servir se range. [Poés. dit., Dial. xiv.)

On a dit d'une manière analogue avant Corneille :

Vassé, sortant, par ceste cordiale remonstrance, hors du sommeil qui avoil esgaré la raison d'avec luy, serengea à recognoislre sa faute, et à en demander pardon. ^Du Yillars, Mém., ii, 1551.)

REDEVABLE, employé substantivement, au fig., comme obligé:

Si le ciel jusque-là vous en laisse incapable

Tous pourrez quelque temps être ma redevable. [Soplion., ii, 4.)

Redevable n'est indiqué comme substantif, dans les dictionnaires, qu'en parlant de dette. Il s'employait encore fréquemment, autrefois, en parlant de redevances féodales.

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