MONTRE. — MORT
— • MONTER PLUS HAUT, fig., dans le sens de s'accroîti'e :
Vois leur constance au milieu de leurs gênes,
Motîter ptus haut, plus on les fait languir. (Imii., m, 19.)
— MONTER, activ., avec en ou à, faire monter :
Après un tel bonheur, Deux ans les ont montés en haut degré d'honneur. [L'Iltus. corn., iv, 10.) Est-ce là cette gloire et ce haut rang d'honneur Où te devoit monter l'excès de son bonheur? {Ibid., v, 5.)
— SE MONTER, fig., comme s'élever :
A moi? mes vanités jusque-là ne se montent. [La Suiv., m, 6.)
Vos frères sont vainqueurs quand nous sommes trahis,
Et voyant le haut point où leur gloire se monte,
Vous regardez fort peu ce qui nous vient de honte. [Hor., m, 6.)
MONTRE. PASSER A LA MONTRE, avec un nom de personne :
Chez les provinciaux on prend ce qu'on rencontre,
Et là, faute de mieux, un soi passe à la montre. [Le Metil., i, 1.)
Habituellement, dans cette signification, le sujet est un nom de chose.
MONTRER, équivalant à montrer que... suivi du verbe être :
L'effet montra soudain ce conseil salutaire. {Rodoy., i, 1.)
Forme rapide, à tort critiquée par Voltaire, et qui se retrouve dans le Bajazet de Racine :
Lui montrai d'Amurat le retour incertain. (Act. i, se. 1.)
Dans ces deux exemples, le sens est également montrer que.
MORDRE. FAIRE MORDRE LA TERRE, commc faire mordre lu
poussière :
C'est vous seul aujourd'hui dont la main vengeresse
Rend à Créon sa fille, à Jason sa maîtresse.
Met iEgée en prison, et son orgueil à bas,
Et fait mordre la terre à ses meilleurs soldats. [Méd., iv, 2.)
MORT, subst. fém., avec le plur. :
De cent cruelles morts cette offre est tôt suivie. (ÛBd., i, 3.)
Après tant de forfaits et de morts entassées,
Les troupes du Levant d'un tel monstre lassées,
Pour César en sa place élurent Corbulon. [Tile et Dér., i, 1.)
— PORTER PLUS d'une MORT AU CŒUR DE :
Porte p!us d'une mort au cœur de la victime. [Androm., ii, 4.