‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 44 sur 344 · MORT. — MOURANT · texte numérisé non relu

MORT. — MOURANT

MORT, adj., mortel, qui a l'apparence de la mort :

Une morte pâleur s'empare de son front. {Soph., v, 7.)

MORTEL, avec un nom de chose, où il va de la vie ;

Ah ! cesse de courir à ce mortel danger.

Te perdre en me vengeant ce n'est pas me venger. [Cin., i, 1.)

— MORTEL, employé fig., avec un nom de chose morale, comme le déshonneur, pour en marquer le pire degré :

Crois-tu donc que je sois insensible à l'outrage,

Que je souffre en mon sang ce moriel déshonneur? (Hor., iv, 5.)

MOT. GRAND MOT, le magnum verbum de l'Ecriture :

G l'heureuse nouvelle!

Le grand mot qu'on m'a dit! Nous irons, peuple aime,

Nous entrerons, troupe fidèle, Dans la maison du Dieu qui seul a tout formé. (Trad. du Ps. cxxi.)

MOTEUR DE, celui qui est la cause de. le moteur du destin :

Et toi, puissant moto^r du destin qui m'outrage.

Termine ce combat sans aucun avantage,

Sans faire aucun des deux ni vaincu, ni vainqueur. [Le Cid, v, 6.)

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