‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 52 sur 344 · NŒUD. — NOURRITURE · texte numérisé non relu

NŒUD. — NOURRITURE

peu (l'intelligence et de hardiesse. Quelques écrivains de ce temps-ci n'ont pas craint d'en donner l'exemple :

Mais sa muse drapée à la grecque a des soupirs d'une mélancolie toute moilf^rne; mais les sonnets ont des tendresses que n'ont point ni les élégies des 'iibulle, ni celles de Properce. (Th. Gautier, Les Grotesques, Théoph. de Viau.)

NŒUD, fig. NOEUD DOMESTIQUE, lien domestique :

Moi, sans considérer aucun nœud domesiique.

J'ai fait ce choix comme eux, mai*^ aans la république. [Oih., lii, 3.)

NOM. DES ROIS DE NOM, dcs Tois qui n'en ont que le titre :

Ils coniballent sous lui, sous son ordre ils s'unissent,

Et tous ces rois de nom en effet obéissent. [Sert., ii, 1.)

Expression vive et précise dont Corneille a enrichi la langue, et que Racine a adoptée, en lui donnant un tour plus harmonieux, dans Mithridate :

Reine longtemps de nom, mais en effet captive. {Acte :. se. 2.)

— NOM, renommée, renom :

Moi qu'on a ^u forcer trois camps et vingt murailles,

Moi qui depuis dix ans ai gagné sept batailles,

K'ai-je acquis tant de nom que pour prendre la loi

De qui n'a commandé que sous Procope ou moi ? [Pulch., i, 5.)

Mon crime véritable est d'avoir aujourd'hui

Plus de notn que mon roi, plus de vertu que lui. [Sur., v, -2.)

NON, employé dans une phrase où l'on dirait aussi bien oui :

DORANTE. Vous n'avoz seulement qu'à dire une parole.

PHiLisTE. Qu'une?

DORANTE. Non. Cette nuit j'ai promis de la voir,

Sûr que vous obtiendrez mon congé pour ce soir.

Le concierge est à vous. [Suite du Meut., ni, -i.)

La réponse par oui ou par non, dans ce dialogue, aurait, on le sent, exactement la même signification.

NOTER, suivi de la préposition de et d'un infinitif, tlétrir du reproche de :

Sans parler de ce qu'on a dit de la Chiméne du théâtre, celui qui a composé l'histoire d'Espagne en françois l'a Jiotée dans son livre, de s'être toi et aisément consolée de la mort de son père. [Le Cid, avertiss.)

NOURRITURE, éducation :

Tant ce qu'il a reçu d'heureuse nourriture

Dompte ce mauvais sang qu'il eut de la nature. [tléract., iv, 5.)

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