‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 59 sur 344 · OFFRIR. - OMBRAGE · texte numérisé non relu

OFFRIR. - OMBRAGE

Le mol d'offenseur n'a point été fait par Corneille, non plus que celui à'invaincu. Il se trouve dans l'Aslrée '

Il a esté le premier offenseur. (D'Urfé, l'Astréc, ii, 2.) — Encores que ces blessures soient si sensibles, si aimé-je mieux en estre l'ofïensé que Voffemeur. (Id., ibid.)

Offenseur ne fit pas fortune, malgré la sanction de l'Académie, et malgré le suffrage de Ménage, qui a consacré un chapitre de ses Observations i\ le défendre. (Voir Bouhours, Remarques nouvelles sur la langue française, p. 478-479.)

OFFRIR (s'), en parlant d'une femme, se proposer la première pour épouse :

Parlons net sur ce choix d'un époux.

Ëtes-vous trop pour moi? Suis-je trop peu pour vous? C'est m'offrir, et ce mot peut blesser les oreilles;

Mais un pareil amour sied bien à mes pareilles. (Seri., ii. -2.)

Sire, sachez que pas ne suis accoustumée de moij présenter ni offrir. [Gérard de Nevers, i, 29.)

OISIF, tig. FOUDRE OISIF :

Est-ce votre dessein d'attirer mes blasphèmes,

Et qu'ainsi que mes maux mes crimes soient extrêmes;

Qu'à mille impiétés osant me dispenser,

.\ votre foudre oisij ']e donne où se lancer? [La Sidv., v, 2.)

ŒIL. FERMER l'oeil A, commc fermer les yeux à :

Et plus ']e ferme l'œil aux périls que j'y cours,

Plus je vois que c'est trop qu'y hasarder vos jours. (Pulcli., m. 3.)

OMBRAGE. METTRE EN OMBRAGE, inspirer de l'ombrage :

Grâces aux immortels, l'etTort de mon courage

Et ma grandeur future ont mis Rome en ombrage. [Nicom., u, 3.)

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