‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 94 sur 344 · PERIL · texte numérisé non relu

PERIL

Je ne veux point de rois qui sachent obéir.

Et puisque vous voyez mon âme tout entière,

Seigneur, ne perdez plus menace ni prière. [Nicom.. m, i.)

Tirésie a longtemps perdu ses sacrifices,

Sans trouver ni les dieux ni les ombres propices.

Ne perdez point d'efforts a m'arrèter au jour.

Mais vous pourriez mourir et perdre votre mort.

Moi, si je l'oserai? Yos'conseils magnanimes

Pouvoient perdre moins d'art à métaler mes crimes. iSert., v, 4.)

Que vous perdez de mots injurieux A me faire un reproche et doux et glorieux. ( ia., v, 3.)

Ne perds plus de raisons à combattre ma flamme. [Tiie ei Hér . v, 1.) 3'ai perdu mes soupirs, et j'y perdrais mes pas. .Mais il vous en croira, vous ne les perdrez pas. [Sur, v. 4.)

— PERDRE , se déshabituer de, renoncer à :

La belle, voyez-vous, qu'on perde ces caprices.

Il faut pour m'éblouir de meilleurs artifices. (La Gai. du t'ai., iv, 11.)

— PERDRE A, manquer à :

Je perds bien à gagner de ce que ma boutique

Pour être trop étroite empêche ma pratique. La Gai. du Pal., i, 4.;

PÉRIL. .METTRE EN PERIL. Comeille modifie heureusement cette locution usuelle, quand il dit : mettre au moindre péril

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