METTRE DES SECRETS EN BONNE CONFIDENCE
Savait mit mes secrets en bonne confidence, {Perth., iv, 2.)
C*est-à-dire : Je les avais confiés en bon lieu.
— AVEC CONFIDENCE, coiume en confidence :
Je te dirai bien plus, mais avec confidence :
La secte des chrétiens n'est pas ce que l'on pense. (/'o/., iv. ft.)
CONFIDENT, qui est dans la confiance, en qui Ton a une intime confiance :
Maxime est comme moi de ses plus eot^fidenu. (Ciii., i, 4 )
On trouve très-fréquemment confident employé adjectivement dans ce sens :
Accompagné seulement de cinq ou six de ses plus confidenu serviteurs. (Pas^i., Rech.y viti, 28.)— Qu'il deppute quelqu'un des siens qui lay soit confidem. [Uit, wnss, de Henri IV, t. iv, p. 49.) — Tous prennent part à vos intérêts plus que vos parents les plus tendres, plus que \os amis les plus confidents. [Qoss., Serm. pour ta fêle des saints anges gard., >i- ) — S'en ouvrant lui-même à ses plus eot^tUnts amis. (BoDRD., Orais. fun. de Condi, ti.) — Prélat que ce héros a distingué entre 868 plus chers et ses plus confidents amis. (Id., tbid., m.) — Quand Henri second renouvela les desseins d'Italie , le plus confident serviteur qu'il en eut fut Pierre Strozzi. (Naddb, Le Masc, in-4o, p. 368.)- La grande alliance fut trés-sensiblement touchée de cette perte ; mais elle se trouva si bien cimentée, que l'esprit de Guillaume continua de ranimer, et Heinsius, sa créature la plus confidente, ^élevé par lui au poste de pensionnaire de Hollande, le perpétua. (St.-Sim., Mim„ ii.) t. III, c. 04.) — Ptolomée étoit devehu un des plus confidents ministres de ce roi. (GoMBSRV., Cyth.t 2* p., ti.) — Elle me rendit auprès de lui, par les personnes qui lui étoient confidentes , toutes sortes de mauvais offices. (Arn. o'Andillt, Mém,) ». Je ne doute point que M. d'Ëpernon et M. de La Valette ne fassent leur devoir, mais je vous supplie y ei^voyer une personne confidente , qui puisse les y fortifier. (Rich., Lett., à La Valette, 21 nov. 1636.]— 11 se servit pour cet effet dti vicaire général des Augustins. qui lui était Xrès-confident. (Retz, Mém., lit. 1659.) ~ On ne pouvoit se tromper sur les motifs qui l'avoient fait envoyer à Milan, ni croire qu'un secrétaire confident quittât son poste pour des raisoM aussi frivoles