‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 136 sur 389 · CONQUÊTE. — CONSENTIR · texte numérisé non relu

CONQUÊTE. — CONSENTIR

amnaître pour reconnaître se trouve employé même en prose :

J'eos encore assez de jogement pour me tenir en la même posture, dans l'espéraoc« de n'en étrt point connu, et je ne fos point trompé. (Ctramo, HUu com. de9 étau et empires du Soleil.)

— CONNAITRE MAL QUELQU'UN, ue pas avoir égard à sa dignité, à sa condition :

Faites venir )e roi, appelez votre Attale,

Que je conserve en eux la dignité royale :

Ce peuple en sa fureur peut iet connoiire mal. {Nicom., v, 7.)

— NE PAS SE CONNAITRE A, suivi d'uu infinitif, ne pas savoir :

Je ne me connois point à combattre d'injures. [La (Al. du Pal., v, 2.)

CONQUÊTE, fig. PETITES CONQUÊTES, petites faveurs que Ton conquiert en amour :

J'en reçus des faveurs secrètes, mais honnêtes,

Et j'étendis si loin mes petites conquêtes,

Qu'en son quartier souvent je me coulois sans bruit,

Pour causer avec eUe une part de la nuit. {Le Ment; ii. 5.)

CONSCIENCE. NE POINT faire de conscience de, comme ne point faire conscience de :

De six pièces de théâtre qui me sont échappées, en ayant réduit trois dans la contrainte qu'elle nous a prescrite, je n'y ai point fait de conscience cTallonger un peu les vingt et quatre heures aux trois autres. (La Veuve, au lect.)

— PARLER A SA CONSCIENCE, parler selon sa conscience :

Je paiie seulement de ce qu'a vu le roi,

Seigneur, et qui voudra parle à sa conscience. (D. Sanche. i, 3.)

CONSENTIR, employé activem. :

Mon indulgence, au dernier point venue.

Consentait à les yeux l'hymen d'une inconnue. {Le Ment., v, 1.)

« Consentir^ dit Voltaire, est un verbe neutre, qui régit le datif, c'est-à-dire, notre préposition à qui sert de datif. On ne dit pas : € consentir quelque chose, mais à quelque chose. » Dans quelques éditions on a substitué approuvait à consentait, »

Le consentiraS'Xu cet effort sur ma flamme? (Rodog,, m, 3.)

Voltaire dit encore : « Consentira, et non consentir fc. Ce verbe gouverne toujours le datif exprimé chez nous par la préposition à. n est vrai qu'au barreau on viole cette règle; mais le style du barreau est celui des,barbarismes. »

La dernière édition de TÂcadémie dit moins afSrmativement et

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