‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 168 sur 389 · DÉDIRE. — DÉFAUT · texte numérisé non relu

DÉDIRE. — DÉFAUT

DÉDIRE, désavouer, dédire sa passion :

Oui, mais quand de son maître on lui fait on lÎYal,

Qu'il aime le premier, qo'en dépit de sa flamme

Il cède, aimé qu'il est, ce qu'adore son âme.

Qu'il renonce à l'espoir, dédit ta poinon.

Est-il digne de grâce, ou de compassion? {Siir,^ it, 4.)

— DÉDIRE, avec un nom de chose pour régime, contredire, s'opposer à :

Pison n'en voudra pas dédire ma pronasie. (OiA., m, 4.)

— DÉDIRE, avec im nom de chose pour sujet, démentir :

Un sommeil inquiet sur de confus nuages

Ëléve incessamment de flatteuses images.

Et sur leur vain rapport fait naître des souhaits.

Que le réveil admire, et ne dédit jamais. (PaikA.,ii, 1.)

— SE DÉDIRE DE, suivi d'un subst., se rétracter de, désavouer :

Souvent on se dédit de Unt de complaisance. {Tiu et Bér., y, 5.)

Mais s'il se dédisait d'an outrage foreé^

S'il chassait £milie, et me rendait ma place,

J'aurais peine, seigneur, à lui refuser grâce. (Serf., i, 3.)

DÉDUIRE, dans le sens de développer, opposé à réduire:

Il ne faut pas moins d'adresse à réduire un grand sujet qu'à en déduire un petit. (iré/.,préf.)

DEFAILLIR, avec un nom de chose et un rég. indir. de pers., comme manquer :

Aidez mes faibles pas, les forces me déjaiilent.

Et je vais succomber aux douleurs qui m'assaillent. (Jfé/., iv, 4.)

Il me semble que tout me défaut^ ne les ayant plus auprès de moy. (Ufi. «îm. dt Henri /F, t. iv, p. 519.)

Tout mon peuple en munnure et ne peut sans envie Voir qu'un si long bonheur accompagne leur vie,

Que jamais rien ne leur défaut, (Racan, Pfown., lxxii.)

DÉFAIRE , neut. , comme se défaire , dans le sens de se détacher :

Mais de peur qu'il n'en fasse autant que l'autre a fait,

Attache-le d'un nœud qui jamais ne défait. [Méi., v, 6,ju8q. 1654 inclus.)

DÉFAUT. LE DÉFAUT, le côté faible, comme on dit, le défaut

de la cuirasse :

Fuyez un ennemi qui sait voire défaut ;

Qui le trouve aisément, qui blesse par la vue,

Et dont le trait mortel vous plaît quand il vous tue. {Pol.f i, 1.)

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