DÉDIRE. — DÉFAUT
DÉDIRE, désavouer, dédire sa passion :
Oui, mais quand de son maître on lui fait on lÎYal,
Qu'il aime le premier, qo'en dépit de sa flamme
Il cède, aimé qu'il est, ce qu'adore son âme.
Qu'il renonce à l'espoir, dédit ta poinon.
Est-il digne de grâce, ou de compassion? {Siir,^ it, 4.)
— DÉDIRE, avec un nom de chose pour régime, contredire, s'opposer à :
Pison n'en voudra pas dédire ma pronasie. (OiA., m, 4.)
— DÉDIRE, avec im nom de chose pour sujet, démentir :
Un sommeil inquiet sur de confus nuages
Ëléve incessamment de flatteuses images.
Et sur leur vain rapport fait naître des souhaits.
Que le réveil admire, et ne dédit jamais. (PaikA.,ii, 1.)
— SE DÉDIRE DE, suivi d'un subst., se rétracter de, désavouer :
Souvent on se dédit de Unt de complaisance. {Tiu et Bér., y, 5.)
Mais s'il se dédisait d'an outrage foreé^
S'il chassait £milie, et me rendait ma place,
J'aurais peine, seigneur, à lui refuser grâce. (Serf., i, 3.)
DÉDUIRE, dans le sens de développer, opposé à réduire:
Il ne faut pas moins d'adresse à réduire un grand sujet qu'à en déduire un petit. (iré/.,préf.)
DEFAILLIR, avec un nom de chose et un rég. indir. de pers., comme manquer :
Aidez mes faibles pas, les forces me déjaiilent.
Et je vais succomber aux douleurs qui m'assaillent. (Jfé/., iv, 4.)
Il me semble que tout me défaut^ ne les ayant plus auprès de moy. (Ufi. «îm. dt Henri /F, t. iv, p. 519.)
Tout mon peuple en munnure et ne peut sans envie Voir qu'un si long bonheur accompagne leur vie,
Que jamais rien ne leur défaut, (Racan, Pfown., lxxii.)
DÉFAIRE , neut. , comme se défaire , dans le sens de se détacher :
Mais de peur qu'il n'en fasse autant que l'autre a fait,
Attache-le d'un nœud qui jamais ne défait. [Méi., v, 6,ju8q. 1654 inclus.)
DÉFAUT. LE DÉFAUT, le côté faible, comme on dit, le défaut
de la cuirasse :
Fuyez un ennemi qui sait voire défaut ;
Qui le trouve aisément, qui blesse par la vue,
Et dont le trait mortel vous plaît quand il vous tue. {Pol.f i, 1.)