‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 178 sur 389 · DÉPLORÉ. — DEPUIS · texte numérisé non relu

DÉPLORÉ. — DEPUIS

Prôl à suivre partout le dépiarabU Oreste. (Bacink, Androm,, i, 1.)

Il y a partout de quoi rire eVde quoi pleurer. Le monde est ridicule et j'en ris. Il esi déplorable, et vous on pleurez. (Fbn., Dial. detmoru, i, «S.)

La dernière édition du Dictionnaire de l* Académie a enregistré cett« acception de déplorable avec cette observation : « Il se dit quelquefois des personnes, en poésie et dans le styte soutenu. »

Les grammairiens du dix-huitième siècle , se conformant aux

décisions des premières éditions du Dictionnaire de VAcadémiCy

proscrivaient ce sens si naturel et si nécessaire par sa brève

énergie.

c Déplorable, dit Tabbë d'Olivet, est un mot qui ne s'applique qu'aux, choses \ •t le Dictionnaire de t Académie en avertit expressément, il y a cependam d'autres endroits où Racine l'applique à des personnes, et même dans ses dernières ^ tragédies. (jcMnd une faute ne se trouve qu'une seule fois dans un auteur, il est Daftrel de la croire l'effet d'une simple inadvertance, qui ne prouve rien. Mais si l'expression est répétée dans des ouvrages différents, et qui ont été faits à dix ou douze ans l'un de l'autre, cela prouve que c'était une expression avou^ par l'auteur : et dès lors, quand il s'agit d'un auteur tel que Racine, il est toujours à propos d'observer quelles sont les manières de parler qui ont, pu ne lui j>as déplaire, quoique l'usage ne les eût pas autorisées. » (Aem. sur Racine, xxxv.)

DÉPLORÉ, déplorable, sort déploré :

Je vous aurois peut-être alors considéré

Plus que ne m'a permis un sort si déploré. (D. Sunche, m, 1.)

Votre tori est fâcheux, mais non pas déploré,

Puisque vous rencontrez un asile assuré. (T. Corn., Le Berg. exir,^ m, 4.)

— PÉCHEUR DÉPLORÉ, commc péchcur désespéré :

Ces méchants endurcis, ces pécheurs déplorés, {Imit,, iv, 8.)

DÉPLORER, avec un nom de personne, pleurer sur :

La gloire de ce choix leur est si précieuse

Et charme tellement Leur âuM ambitieuse.

Qu'alors qu'on les déplore ils s'estiment heureux

Et prennent pour affront la pitié qu'on a d'eux. {Uor., m, 3.)

DÉPOUILLER l'homme, se dépouiller des faiblesses de Thumanité :

Nais j'ai dépouillé r homme, et Dieu m'a secouru. {Théod., v, 3.)

C*est une expression de la langue ecclésiastique.

DEPUIS QUE, dès que, du moment que, dès là que :

Mais un amant f&cheux, soit de jour, soit de nuit, Touioura à contre-temns à nos reux se nroduit.

Mais un amant f&cheux, soit de jour, soit de nu Toujours à contre-temps à nos yeux se produit,

* Phèdre, ll.tf tT. -- Athalie,l,lj\A9.

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