‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 181 sur 389 · DÉRÈGLEMENT. — DES · texte numérisé non relu

DÉRÈGLEMENT. — DES

nous fismes les ungs et les antres, je comme nceray despnis Theare (jfue deceda ledit sieur chancelier, pour pins fidellement et particulièrement descrire iey comme toutes choses s'y sont du despuis passées. (Phil. Hurault, Mém., 1559.) — Et faut que j'advoue que ceste franchise et privante dont il m*honora commença de me gaigner et obliger aie servir comme j'aifaict dudespuys. (Id., ibid.) La belle du depuis ne le recherche point. (Kbgn., Soi. tii.)

Ce porteur de lettres ne s*est point présenté devant moi dii depuis , n'y ayant point trouvé son compte. (M"* de La Gobttb, ilf^m., éd. Jann., p. 184.)

Mézeray emploie souvent du depuis^ et en particulier, Histoire de France^ François I•^

DÉRÈGLEMENT, en t. de poét., affiranchissement de toutes les règles de Tart :

Et m'avoit donné assez d*aversion de cet horrible d^^feiMnf qui mettoit Paris, Roime et Constantinople sur le même théâtre, pour réduire te mien dans une seule ville. {Exam, de Met.)

DÉROBER LES JOURS a , les soustraire à :

Un enfant exposé dont le mérite éclate,

Et de qui par pitié j'ai dérot>é tes jours

Aux ongles des lionSi aux griffes des vautours. {OEd,, v, %.)

— DÉROBER DE , avec uu nom de chose pour sujet, taire qu*on se dérobe de :

Ta passion, qui souffre une trop dure loi,

Pour la gouverner seul te dérolfoit de moi. {La Smv., rv,^6.)

DÉROUILLER le vice, enlever la rouille du vice, le déraîîiner de l'âme :

£t combien est puissante à dirouHter le vice

L'aigreur des tribulations. (MMr., ni, 80.)

Ronsard avait dit auparavant, en parlant de TAmour :

Geluy vous dérouilla ta honte de jeunesse.

{Les Vers d^Eurym, et de Callirée, Ëlég. du poôle à Eurym.)

DERRIÈRE. DEMEURER LOIN DERRIÈRE, pour dire, être loin d'atteindre à son modèle, être loin de .Fimiter :

Si je suis demeuré bien loin derrière, tu en jugeras. {Pomp.y au lect.)

'DBS, pour de, devant im adjectif :

Fais édtcter' la joie en des pompeux spectacles. (La Tois., prol., se. v.)

La règle qu'impose aujourd'hui la grammaire a été longtemps inconnue :

Ceux que je voy faire des bons livres sous des meschantes chausses, eussent premièrement fait leurs chausses , s'ils m'en eussent creu. (Montaionb , Essais , u, 37.) — La providence de Dieu, qui, par des secrets ressorts inconnus à eaux

DÉSANIMÉ. — DÉSARMER. 187

mêmes qu'elle fait agir, dispose les moyens pour lear fin. (Ih^Tz, Êétn., iv, année 1652.) — Yingt-qualre violons, ayant joaé des ritonrnellesi jouèrent des branles, des courantes et det petites danses. (Busst, Bist. am. des Gaul.) — Ils apprendroient, nous disoient-ils, à avoir besoin de toutes les choses qui vous sont devenues nécessaires. Ils voudroient les avoir ; ils abandonneroient la vertu pour les obtenir par des mauvaises industries. (F^nbl., Téiém.f viii.) — On jugera plus sûrement dans la suite si ces suppositions sont des vérités ou des pures imaginations. (Malbbr., Lois de ta communie, des mouvem. , 2* p., xvi.)— G'étoit un esprit remuant et altier, un courage invincible, et né à des hautes entreprises. (Mbsbr., HisL de Fr, av. CloviSy i, 12.)

DÉSANIMÉ, inanimé :

De sorte qu'à présent deux. corps disanimés

Termineront l'exploit de tant de gens armés. (C/ii., ii, 3.)

DÉSARMER, fig.:

JSn profond soupir disarme ses rigueurs, [îmcript. mises sous des estampes, vi. L'entrée dans les \ilies rebelles de Guienne.)

Et nos soumissions disarmani leurs didains.

Toutes ont pour adieu battu l'onde des mains. {Androm,, v, 3.)

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