‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 205 sur 389 · DOUCEUR. — DOUTEUX · texte numérisé non relu

DOUCEUR. — DOUTEUX

— DOUBLE, subsU N*AVoiR PAS LE DOUBLE , comme OD dit n*avoir pas le sou :

Il cajole des mieax, mais il n'a pat le doubU. (I&tiiu du Meni.^ i, 2.) Nous n'avons pas le double. [BoissT, Le Médecin par oecaeion, 11, 2.)

DOUCEUR, avec le plur. dans le même sais que le sing. :

N'enviez pas, madame, à mon sort inhumain

La gloire do finir du moins en vrai Romain.

Après qu*il vous a plu de me rendre incapable

Des douceurs de mourir en amant véritable. (Oth,, 111, 1.)

— DOUCEURS, sucreries, confitures, friandises. Signification

ancienne indiquée par Sainte-Palaye.

Acceptez cependant quelque peu de douceurs

Fort propres en ces lieux à conforter les cœurs.

Les sèches sont dessons, celles-ci sont liquides. [Suite du Uent,, ii, 6.)

Merveille qui m'as enchanté

Par tes douceurs et tes pistoles,

Sache un peu mieux les partager,

Et si tu nous veux obliger

A dépeindre aux races futures

L'éclat de tes faits inouis.

Garde pour toi Ks confitures,

Et nous accable de luuis. [Ibid., m, S.)

Ainsi détruit le temps les biens les plus solides, Et moins d'un jour réduit tout votre heur et le mien Des louis aux doucturs, et des douceurs à rien. [Ibid,, 111, 3.)

DOUTE. EN DOUTE DE, doutaut de :

Tu ne meurs point de honte Qu'il faille que de lui je fasse plus de compte, Et que ton père même, en douu de ta foi, Donne plus de croyance à ton valet qu'à toi ! .Le Afcni., v, 3.)

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