‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 213 sur 389 · EFFET · texte numérisé non relu

EFFET

Nous voyons que de tous costez .

Grandes et petites clartez

Soni également êffacèu. (Racin, Ode à Bal%ac.)

Et que le jour paroisse, ou que la nuit Vef/acet Je n'ay point de clarté que celle que sa grâce

Inspire en mon esprit. (Id., Ps,, uv.)

EFFET, exécution, mettre en effet, comme mettre à effet : J'ai miSf grâces. aux dieux, ma promené en effet. {La Veuve, m, 7.)

On a dit de même avant Corneille et après lui :

Une la paroUe que j'anray onye, ou que le bien que je sçauray, se je ne le fais et accompliz et meciz en effect, soyt ma condempnacion. {Iniem. cpntoLt u, S.)~^ S'il sa trouve quelques-uns des gouverneurs ou principaux officiers qui soyent reconnus> adhérans à ces messieurs, il les faut changer, sans leur donner temps de meure leur mauvaise volonté en effet, (Richbl., Lett,, à M. Hemery.) Et mettant en effeilea injustes desseins. Achève de te perdre en servant les Romains.

(MoNTFL.. La Mon tTAedrubal, ii, 3.)

On disait de même, mettre en exécution^ pour mettre à exécution:

C'est très-peu de voir et pénétrer les secrets de la vie spirituelle, 91 on ne met point en exécution les moyens qui sont nécessaires pour parvenir à sa fin, qui est l'union réelle et vérilable avec Dieu. {VénzL.^Lett.spirii., glxi, édit. St-Sulpica.) — Pour commencer à mettre son projet en exécution, (Ybrt., HUi. de Malte, v.)

— PAR l'effet, par les actions :

Pour marque aux souverains qu'ils dévoient par Veffet

Répondre dignement au grand choix qu'il en fait. [Oth,., m, 3.)

— DES EFFETS, des actes, des actions :

Je vous les ai sauvés, je vous les cède tous;

Je n'en veux qu'un pour moi, n'en soyez point jaloux.

Pour de si bone effets laissez-moi l'infidèle. \JUéd., 11, 3.)

Mais il fut tout à soi quand il fut en province.

Et sa haute vertu par d^it lustres effets

Y dissipa soudain ces vices contrefaits. {Oih., 111, 3.}

— FAïuE sOxN EFFET, produire l'effet voulu en parlant d'une pièce de théâtre :

On n'avoit jamais vu jusque-là que la comédie fît rire sans personnages ridicules, tels que les valets bouffons, les parasites, les capilans, les docteurs, etc. Celle-ci /aûoii son effet par Thumeur enjouée des gens d'une condition au-dessus de ceux qu'on voit dans les comédies de Plauie et de Térence, qui n'étoient que des marchands. {Exam, de MéL)

— PAIRE EFFET, aboutir :

De ces deux desseins il n'y en a qu'un qui fasse effet, l'autre se détruisant de soi-même. (Exam. delà Suiv.)

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