‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 212 sur 389 · LER UNE OCCASION · texte numérisé non relu

LER UNE OCCASION

Oïl a dit de même avant Corneille :

J'ay estimé à propos de vous faire ccste lettre, af&n que vous advanciés \ostte venue en ceste armée et vous bastics auprès de voslre compaignie, m'asseuraoi que, puisque j'y suis en personne, exposant ma vie à toutes sortes de hasards, vous auriés du regret de demeurer en vostre maison ot voir écouler tant de àeilee 'occaiione qui s'offireni d'acquérir de l'honneur et de la réputation, sans faire paroistre vostre valeur et mérite. (Lett, mits. de Henri IV, 3 juill. 1597, t. iv, p.795.]

EFFACER, au figuré :

Jour, qui fais la couleur, et toi, nuit, qui V effacée,

Exaltez sa grandeur. {Trad. du Cam, de§ troii enfauitt.)

Ils passent tous ainsi qu'une ombre Wefface et marque le soleil. (/mil., i, i3.>

Corneille parait avoir imité ce vers d'un poëte qui Ta précédé :

Soit que la nutct du monde efface les couleurs.

fJ.-B. Cbassigi»t, Trad, du Bs. tau)

Uu autre poëte de la môme époque a dit d'une manière analogue :

Ainsi le verd émail d'une riante prée

Est soudain effacé. (Robert GAaNiRR. Êlég, sur la mort de Ronsard,

On peut aussi rapprocher des vers si poétiques de Corneille

les suivants du plus célèbre élève de Malherbe :

Si-tost que l'astre des cieux Commence à paroistre à nos yeux Et qu'il a les ombres cbassées.

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