‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 216 sur 389 · EFFRONTÉ. — ÉGAL · texte numérisé non relu

EFFRONTÉ. — ÉGAL

Aa premier brait de ce faneste accident, toates les vtllefi deJadée fareni' émues, des ruisseaux de larmes coulèrent des yeux de tous leurs habitants. Ils furent quelque temps saisis, muets, immobiles. Vn effort de douleur, rompant «uftn ce long et morne silence, d'une voix entrecoupée de saogloU que formoieot dans leurs cœurs la tristesse, la pitié, la crainte, ils s'écrièrent :... (FLicH., Ur. ^n. de Turenne,) — C'est un effort de démenée dans un gouveraemeot d'avilir la plus grande partie de la nation. (Volt., Ess, tur les mœurs, c. 98.)

Pour mieux comprendre ces différents emplois, il est bon de savoir que effort a signifié primitivement force :

N'asemblereit jamais Caries si grant eeforz,

(Tbbr., La Chant, de RoL, i, 598, édit. Génin.)

C'est-à-dire : Il n'assemblerait plus jamais de telles forces.

Dist Oliver : « Paien unt grant esjorz.

De nos Fraoceis m'i semble aveir mult poi ! »

(Thbr., La Chou, ée-^oL, n, 589.) Et puis m'aconta vint-trois.

Qu'emperéors, que rices rois, Vos crestiens, qui ça venront

Atot Vesfors que il auront. {Partonop, de ttUns, v. 7167, éd. Crap.) Lanavele vint aTou, le rei de Ematb, ke David out descuntlt tut le e$/orz Adadeser. [Le Livre des Rois, p. 147.)

n y a en latin : « Omne robur Adadezer. »

EFFRONTÉ, fig. un zèle effronté :

Et, d'un zè/e effronté couvrant son attentat,

S'oppose, pour me perdre, au bonheur de l'Ëtat? (Cin,, iv, S.)

ÉGAL. A l'Égal, locution adv., également :

Je suis craint à Végal sur la terre et sur ronde, {LlUus.t m, 4.)

— A l'Égal de, autant que, aussi bien que .

Et rbymen de soi-même est un si Icrurd fardeau.

Qu'il faut l'appréhender à régal du tombeau. (Iftf/., i, 1.)

Allons donner votre ordre à des pompes funèbres,

A régal de son nom illustres et célèbres. [Sert., t. 8.)

Je pense le connoftre à f^^a/iie moi-même. (Puleh., t, 3.)

Ne me parlei jamais en faveur d*nn infâme;

Qu'il me fuye à Cégal des frères de sa femme. [Uor., iv. 1.)

La seule vérité donne aux afflictions

Des consolations Durables à Cégal de sa sainte parole. {ImU»^ m, 18.)

Et ce que fuit le monde à Végal des supplices, C'étoit ce qu'avec joie ils conroient embrasser. {ibtd*^ c. 92.)

— A l'Égal de, au prix de :

La seule mort d'Horace est à craindre pour vous.

Des frères ne sont rien à Végàl tf'nn époux. {Boir,^ m, 4.)

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