‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 234 sur 389 · ENFLURE. — ENGAGER · texte numérisé non relu

ENFLURE. — ENGAGER

ENFLURE, au plur., appliqué au gonflement des vagues :

Les enflures des mers sont auUnl de miracles

Qa'eofante leur sein orgaeilleux. [Trad. du P«. xcii.;

ENFONCER, act. et fig., plonger :

Kittfonçom toutefois ni votre œil, ni le mien,

Dans ce profond abîme où nous ne voyons rien. (CEtf.. u, 5.)

— ENFONCER, uout. etfig., creuser, pénéti'er:

Les Septuagins Palm» du P. Heserus ne vous font ni bien ni mal, ce sont des éloges de l'ouvrage et non pas des arguments pour co connaître l'auteur. J'ai vu déjà les deux lettres de M. Chiffet; elles en/wcetu plus avant. {Leu. au P. BamL, 33 avrii 1652.)

On a dit de même :

On voit comme Jésus-Christ en/once, pour ainsi dire, toujours et de plus en plus dans la matière. (Boss., Médit. , Cène, 1'* p., xxxii.)— Monlrez-leur combien elles sont incapables d'enfoncer dans les difficultés du droit. (FiIn., Éducm du fiUei, XII.) — Molière est un grand poète comique. Je ne crains pas dire qull a etrfoncé plus avant que Térence dans certains caractères. (Id*., Leu, à CAcad-^ vu.)

ENGAGER, au sens moral, engager son ame, comme on dit engager son cœur :

Je lui prête mon bras sans engager mon âme* {Sert,, m. 8.)

— ENGAGER SA FOI QUE, promettre sur sa foi que :

Et je puis hautement vous engager ma foi

Que vous ne vous plaindrez du prince, ni du roi. {Sur.^ u, l.)

— ENGAGER DANS, entraîner dans, jeter dans, engager dans

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