‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 244 sur 389 · ÉPRENDRE · texte numérisé non relu

ÉPRENDRE

Car de voas m'a eiprit si, (l'amour)

Dame, qu'avons tout m'otroi. (Jkh. Lrscur., Ckam.tèaii. eiromd., n.)

Ce me semont D'aler partout, en val, en mont.

Où celle est par qui mi cuil m'ont Eëpri» d'amoureuse pointure. (M., iMd,, xxuii.)

Sire, mes ne vous anuit mie.

Ces tablettes-ci retenès^ Aucune chose y trouvères.

Bile li donne, et ciU le prent, Que amours atise et esprent,

(Le Houm. du Chati, de CoKct, v. S878, éd. Crap.)

M'a tellement de ses beautés éprit

Que... (Bons., i4iii0Mr«, i, 68.)

Aime, ma fille : car d'ooneur

Est qui par nature Vespreni. [Sottge doré de ta PmeeiU.)

Mais si le doux archer, le beau fils de Cipris,

De quelqu'une X'avoU ardaotement etprU

Qui fust à ma Clorette aucunement semblable,

ie sçay que tu n'aurois rien de plus agréable. (Taona., LeeCarriv,, it,3.)

Aimée, l'auray donc ton cœur d'amour esprit,

Et pour autre j'auray la dépouille conquise!

De battre les buissons, J'auray la peine prise,

Et par autre que moy le lièvre sera pris! (Fibrri db Bracb, Quatraùs»)

Quand je vous ai ma promesse jurée,

Qu'autre que vous ne brusloit mes esprits.

Et que le feu dont vos yeux m'oni etpris,

Seroit en moi d'éternelle durée ,

Vous n'avez cru ma parole as8eiirée.(ScKT0LK db STB-MAiiTBB,SoiiMBi.)

Mais son doux chalumeau

M'ayofti d'amour etprite.

Ce n'est rien de nouveau

Si je fy la sottise. {Comédie de Chans.. ui. 1.)

Vous qui, sans passion, jugez les passions.

Dont l'esprit tout de feu etprend nos motions,

Lians le doigt de Dieu aux principes éthiques.

Les tesmoignages saincts ne sont pas politiques

Assez à vostre gré : vous ne cognoissez point

Combien peut l'Esprit sainct, quand les esprits il poinct.

(D'AUBJOHB, Les Tragiqmee,)

Beattté, le cher soucy de tant de beaux esprits.

Qui d'une douce flame avez mon cœur etpris. (Racan, Bery,, ti, 5.)

Un feu si véhément

AvoU etprh son &me

Que. . . (Id. , Staneet à des Fpniatnet.}

Avant que la beauté dont la flamme Nprit Par un philtre funeste eût troublé son esprit.

(Sbbbcb, SaL, à M. le maréchal de Noaiilos.)

Sa vertu, sa douceur, sa palisesse, tout m'avait épris de lui. (Saint-Simoii.. Mém„ 1, 15.)

Page 1