ÉTOUFFER. — ÉTREINTE
Qaoi I déjà votre foi s'affaiblit et $*éumne? (Raczkb. ^f*., i, %,}
Le moostre an môme instant tire son coutelas.
L'en frappe, et dans le flanc l'enfonce avec farie.
Le sang coule ; on »*éionne, on s'avance, on s'écrie. (Volt., La Htm'^.w)
— ÉTONNÉ , stupéfait, frappé de stupéfaction ;
Le destin se déclare, et nous venons d'entendre
Ce qu'il a résolu du beau- père et du gendre.
Quand les dieux étonnée sembloient se partager,
Pharsale a décidé ce qu'ils n'osoient juger. (Pioi^p., i, 1.)
cLiTON. Ce ton de voix enfin avec cette parole? LISE. Ah I c'est là que mes sens demeurent étonnéa;
Le ton de voix est rare, aussi bien que le nez. [Suiu du Ment., i, 2.)
Vous me quittez! ôciell Mais, Lise, soutenez,
Je sens manquer la force à mes sens étonnée. {Ibid., v» 3.)
ÉTOUFFER, fig. ÉTOUFFER LE DEUIL, comme on dit étouffer le chagrin :
L'éclat qu'a répandu le bonheur de ses armes,
A vos yeux éblouis ne permet plus de larmes,
11 sait les détourner des horreurs d'un cercueil,
Et la peur d'être ingrate éto^ffe votre deuiL [La Toit, d'or^ i, 1.)
ÊTRE, V. IL n'est que telle chose, il n'est rien de tel que, cela seul convient :
Pour perdre des amants celles qui s'en affligent
Donnent trop d'avantage à ceux qui les négligent,
// n'ett lors que la joie; elle nous venge mieux. (Jf^/., m, 5.)
— IL n'est que de, il n'y a plus que tel parti à prendre :
L'éclat d'un tel affront l'ayant trop décriée,
// n*eêt à son avis que d'être mariée. (Suiu du Mmf., i, 1.)
ÉTREINTE, au fig. :
D'un seul de ses regards l'adorable contrainte
Me rend tous mes liens, en resserre Vétreinte. (Méi.y i, 1.}
Et lors d'un sacré nœud l'inviolable étreinle,
Tirera notre appui d'où partoit notre crainte. {La Tois, dTor, i, 2.)
« £st-il possible, dit Mercier dans sa Néologie y que ce vieux mot, si fréquemment nécessaire, si expressif, ait été presque banni? Les étreintes de la nature sont indissolubles. Il y eut, au premier aspect, une douce étreinte entre nos deux âmes. Celui-là se sépare de la vertu, et même de l'humanité, qui redoute Yétreinte de la reconnaissance. »
Ce substantif indispensable est redevenu, à notre époque, d'un usage très-fréquent.