FAUTE. — FAVEUR
FAUTE. A FAUTE DE, locution prépositive, comme faute de:
A fauu tf'élre &imée on peut se faire craindre. (La Toù. ttor, m, 4.)
Corneille emploie souvent cette locution; en particulier, il s* en sert plusieurs fois daqs Pulchérie, On en trouve également, chez différents auteurs, d'assez fréquents exemples :
Nous ne nous pouvons assés esmerveiUer de ce que voyons à l'œil rexlremité où sont reduictes nos affaires, d fauUe de commodités pour y pourveoir, vous ne vous rendez plus faciles à accepter les moyens qui vous sont présentez, pour en faire quelque recouvrement. [iMt. miss, de Henri JV, t. iv, p. 577.) — À fauu de suivre l'interprétation que la seule Eglise catholique donne à ces livres sacrés. Us sont bien souvent cause de beaucoup de désordres. (Naudé, Le Maseurau in-4% p. 190.)
Hélas I je me suis bien perdu
A faute d'un peu de prudence. (Godard, Le» Desguit.^ m, 10.)
L'usufruitier d'un flef peut, à sa requeste, périls et fortunes, faire saisir le fief ou fiefs, et arrière-fiefs ouverts, mou vans et dependans du fief, dont il jouit par usufruit, à faute cfbommes, droits et devoirs non faits et non payez. (Texte d$t couii, de ta Prev, et Vie. de Paris, 1668, art. 3.)
On trouve aussi : à la faute de :
Je ne puis demeurer plus longtemps en la peme en laquelle je vis depuis huict jours, à la Jauste if estre adverty de vos négociations. (Lett, miss, de Henri IV, t. ly, p. 970.)