RENDRE, PRENDRE DES FROIDEURS
Mais du haut de son trdne elle aime mieux me rendre
Ce* froideur i que pour elle on me força de prendre, {JUe et Bér,^ u, 1.)
FRONT, se dit habituellement au figuré pour signifier trop grande hardiesse , impudence. Corneille l'emploie dans le sens noble de hardiesse, assurance magnanime, assurance :
Il reçoit les adieux des siens et de sa femme,
Leur défend de le suivre, et s'avance au trépas
Avec le même front qu*il dunnoit les ËUts. {Pomp,, ii, 3J
— Corneille emploie encore front pour dire les dehors, l'apparence, opposés aux sentiments du cœur :
Et c'est mal démêler le cœur d'avec \e front
Que prendre pour sincère un changement si prompt. {Rod.^ iv, 5.)
— ALLER DE FRONT FAIRE QUELQUE CHOSE, commc OU dit familièrement aller de but en blanc :
Je sais ce que tu dis, et n'irai pas de front
Faire un commandement qu'ils prendroient pour affront. (0. Sonc., ii, 1.)
FRUIT. QUEL FRUIT NOUS AURONS DE (uu infinitif) , ce que nous
gagnerons à :
Voyez quel prompt remède on y peut apporter,
Et quet fruit nous aurons de la violenter. [Sert., iy, 3.)
FRUITIF. UNION FRUiTivE , uniou qui donne la jouissance :
Et sans s'immoler chaque jour, On ne conserve point V union fruitive
Que donne le parfait amour. (hnii., m, 37.)
FUIR, V. neut. fuir de, avec un rég. de pers., fuir loin de :
Oii fuiroit'ie de vous après tant de furie, Madame, et que ferott tonte votre Syrie.