‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 291 sur 389 · RENDRE, PRENDRE DES FROIDEURS · texte numérisé non relu

RENDRE, PRENDRE DES FROIDEURS

Mais du haut de son trdne elle aime mieux me rendre

Ce* froideur i que pour elle on me força de prendre, {JUe et Bér,^ u, 1.)

FRONT, se dit habituellement au figuré pour signifier trop grande hardiesse , impudence. Corneille l'emploie dans le sens noble de hardiesse, assurance magnanime, assurance :

Il reçoit les adieux des siens et de sa femme,

Leur défend de le suivre, et s'avance au trépas

Avec le même front qu*il dunnoit les ËUts. {Pomp,, ii, 3J

— Corneille emploie encore front pour dire les dehors, l'apparence, opposés aux sentiments du cœur :

Et c'est mal démêler le cœur d'avec \e front

Que prendre pour sincère un changement si prompt. {Rod.^ iv, 5.)

— ALLER DE FRONT FAIRE QUELQUE CHOSE, commc OU dit familièrement aller de but en blanc :

Je sais ce que tu dis, et n'irai pas de front

Faire un commandement qu'ils prendroient pour affront. (0. Sonc., ii, 1.)

FRUIT. QUEL FRUIT NOUS AURONS DE (uu infinitif) , ce que nous

gagnerons à :

Voyez quel prompt remède on y peut apporter,

Et quet fruit nous aurons de la violenter. [Sert., iy, 3.)

FRUITIF. UNION FRUiTivE , uniou qui donne la jouissance :

Et sans s'immoler chaque jour, On ne conserve point V union fruitive

Que donne le parfait amour. (hnii., m, 37.)

FUIR, V. neut. fuir de, avec un rég. de pers., fuir loin de :

Oii fuiroit'ie de vous après tant de furie, Madame, et que ferott tonte votre Syrie.

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