‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 294 sur 389 · FUNESTE. — FUSEAU · texte numérisé non relu

FUNESTE. — FUSEAU

Tous ceux qui ont quelque connaissance de la poésie latine ont vu de nombreux emplois de funérailles dans cette signification.

FUNESTE, funèbre, lamentable; comme le latin funestus, de funus, funérailles :

Si les devoirs de la nature nous appellent auprès de nos parents quand ils meurent, nous ndUs retirons d'ordinaire d'auprès d'eux quand ils sont morts, afin de nous épargner ce funeste spectacle. {Exam. tTCEd.)

En ee/uneste état répondes-vous pour moi? (OfA., v, 6.)

Et c'est toujours prudence, en un pirii Juneste,

D'offrir une moitié pour conserver le resle. {La Tois. d'or, i, 2.)

FUT (il) , employé dans le style noble pour t7 alla :

li/ut jusques à Rome implorer le sénat. {Pomp-, i, 3, l'« éd.)

Corneille remplaça ensuite fut par alla :

..... Jusque dans Rome il aÙa du sénat Implorer la pitié....

Voltaire a fait cette observation :

« U fut implorer, c'était une licence qu'on prenait autrefois : il y a même encore plusieurs personnes qui disent, je fus le voir, je fus lui parler ; mais c'est une faute, par la raison qu'on va parler, qu'on va voir : on u*est point parler, on n'eti point voir; il faut donc dire, j'allai le voir, j'allai lui parler, il alla l'imfnorer. Ceux qui tombent dans cette faute ne diraient pas, je ftu lui remontrer, je fiu lui faire apercevoir. >

En raisonnant comme le célèbre commentateur, on pourrait dire que fat été lui parler, fat été le voir, ne sont pas des locutions correctes, attendu qu'on n*est point parler, qu'on n'est point voir. Je fus peut être tout aussi bien que j'ai été le passé du verbe tiller; seulement, je fusj dans cette acception, n'est guère admis dans le style relevé. Voilà tout ce qu'il y avait à observer.

FURIE, avec le plur., fureurs :

Que sert de t'emporter à ces vaines furies ? {Méd., v, 6.)

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