‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 335 sur 389 · LAIDEUR · texte numérisé non relu

LAIDEUR

Les laideurs de la mort. (Mariv., Ftetfe Jfortanite, tu.>

LANGAGE » daus le sens de paroles» discours :

Si vous savies les Uutgages qu'ils tiennent de vous. {SaL Mén,, Har* de d'Aubray.)~£lle dit que vous luy avés tenu de tant d'insolens tangages que je ne luy en voudrois pas avoir usé de semblables. [Leu.miss, de Henri iV, t. iv,p. 580.) — Qnoy que presque il ne peust tenir son espée, qui estoit attachée à son bras avec une chaîne d'or, il ne laissa pas d'appeler son rival au combat, et de tenir des langages aussi superbes que s'il eust esté en estât de luy faire demander U vie. (GoMBBRV., Cyther,, 1'" p., 1. 6.) — Je ne vous repeteray point les langages que je tins à ce roy. (Id., ilrid., 2* p., 1. 1.)

LATINITÉ, dans le sens de tournure latine, de latinisme :

Les pédans et les Bas-Bretons sont quelquefois obligez d'écrire en françois, mais on ne les force point à faire des odes ou des sonnets, et l'on ne sauroit faire une bonne raillerie des grimaces que font les premiers en leur marcher ordinaire, pourveu qu'iis ne se produisent point dans le bal, ni des mauvaises phrases et des latinitez que feront les autres dans leur prose, pourveu qu'ils ne montent point sur le Parnasse. (Racan, leu., zi, à Chapelain.)

LICENCE, dans la signification générale :

Que si tu prens pitié de nos maux intestins. Les tonnerres vengeurs foudroiront des mutins

Les injustes licences. (Racan, Pf., Lv.)

Tu n'as que trop souffert leurs bruules licences. (Id,, ibid., Lzxvin.)

Serait-ce mettre an frein à tant de violences

Que donner par ce meurtre un exemple aux licences ?

(N. Lembrc, La Démence de Chariee F/, u, 1.)

Page 1