‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 353 sur 389 · VAILLANCE · texte numérisé non relu

VAILLANCE

Après qu'il eut veu la longue guerre et les grans vaillances faictes par les Troyens et les Grecs^ congnut clerement que en la fin seraient les Troyens mors en leur ville destruicte. (La Sibb de Bsrn., Roman de Drailus, 1. ) -^ Adonc commença un grand et terrible assaut, «ù il y eut et se passèrent de grans vaillances de part et d'antre, main à main. (J. Cbart., CAron. de Ckartes F//, c. seo.) ~ Vous aviez déjà fait paroltre vos vaillances au siège de Poitiers. [Saiifre Mànppée , Har. de d'Aubray.) — Vous penseriez que je vous voulusse conter mes votiioncet, (Leii. miss, de Henri lY^ t. iii, p. 446.) — Il y en a qui approuvent la flatterie, parce qu'elle nous propose devant les yeux quels nous devons estre, et si les vertus et vaillances qu'on nous donne sont en nous. (Boocbst, Serées, xiii.)

VALEUR , dans le sens de vaillance :

Mustrum avant noz granz vigurs

£ noz forces e nos vulors. (BknoIt, CAron. des ducs de Norm., v. 1233.) Ah ! brave Odryslen, d'où viennent ces malheurs Qu'un mérité succez n'égale nos valeurs? <Scbbl., Tyrei^d.^ l*^*].»!,?.) Et ne faut douter nullement de ses valeurs, car un homme de cœur ne fit jamais ce qu'il a fait. (Béant., Des duels,)

Dans le sens de mérite :

Toujours au cœur ton nom et tes vaUure

Et tes beautez me seront imprimées. (Bons., Amours, i, 51.)

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