‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 377 sur 389 · INTRIQUE · texte numérisé non relu

INTRIQUE

SONGER EN , pour sotiger à :

On dit que les avaritieux et avaritieases ont aassy ceste humear de êonger fort à lear mort en leurs trésors d'escus, les ayant tousjoursen labouche. (Brant., Oameêgal.y 8* dise.)

Et je m'estonne fort poarquoy

La mort osa songer à moy.

Qui ne songeay jamais en elle. (RsoNisa, Êpitaphe.)

C'est, je vous jare, tout ce que l'on peut faire avec eux que de songer deux oa trois fois le jour en la meilleure de ses amies. (Voit., Lett,, cxxviii.) — Si je ne tonge pas souvent en vous, c'est de si boa cœur quand cela m'arrWc, et avec tels sentiments, que je suis asseuré que vous en seriez satisfaite. (Id*, ibid,) — Dans cet espace de temps je songeay, je vous l'avoué, trois ou quatre fois en mademoiselle *** ; le reste je l'employay à penser en madame vostre mère et en V4ma. (Id., ibid,, Gxxu, Lyon, 1661.)

Rien Ti*était si fréquent que de remplacer à par en. Ainsi l'on disait encore :

IL ne' TIENT qu'en, pour il ne tient qu'à :

Ce soir vous parlerez avec Marie, ou Une tiendra qu'en vous, (Lariv., Le Laq,, ii. S.) Je suis bien asseuré qu'i/ ne tient pas en elle. {YÊRom.tl'Impuiss., ni, 1.)

CONDAMNER EN, pour Condamner à :

Les Lacédémoniens condamnèrent leur roy en une grosse amende. (Ajitot, Fief, Périclés.)

SE REMETTRE EN, pour^e remettre à :

De quoy je me rema* neantmoins en vous. {Ltu. tnitf. de Henri IV, t. iv, p. cxxiui.)

EN DESSEIN DE , pour à dessein de :

J'ay différé tant que j'ay pu, en dessein de mesnager une lettre. (Yoit., I«ii. 133.)

EN LIEU DE, pour OU Ueu de :

En lieu du service divin,

FauH geler hazard sur le vin. ( Les dix Cmmn. de f Antéchrist, dansle livre du Roy Modus etdeia Royne Ratio,)

EN VOTRE CONTENTEMENT, pour à votre Contentement :

Tost ou tard je recognoistroy vos services en vostre contentement. {Lett, miss, de aenri IV, t. iv, p. 346. à M. de Brèves, S7 avril 1595.)

INTRIQUE, subst. masc, pour intrigue, dans le sens actuel , ou dans celui d'embarras, d'affaire fâcheuse :

Ce sont deux intriques qui rompent l'unité d'action. {Exam. de la Suiv,) — Situ n'es homme à te contenter de la naïveté du style et de la subtilité de Vinirique, je ne t'invite pointa la lecture de celte pièce. (La Veuve, au lect.) — Cette possession de vous-même, que vous conservez si parfaite parmi tant d'iitlrif km oii vous semblés embarrassé. [La PL Roy,, à M. ***.)

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