‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 51 sur 389 · APPROCHE. — APPROUVE · texte numérisé non relu

APPROCHE. — APPROUVE

J'avoue qn'un livre n'auroit jamais une approto/ion universelle et constante, s'il n'étoit très-bien écrit. (P. Daniel^ Entret. de CUandreet d'Eudoxe, i.) — II préchoit avec assez A'apprabation dans une église de Paris, lorsqu'on découvrit que. pendant qu'il exhortoit les autres à vivre saintement, il vivoit lui-même fort licencieusement. (Arn., ApoL pour les Calh,, l"p., c. 22, l'*add.)

APPROCHE. VENiB AUX MORTELLES APPROCHES, en veiiir aux mains dans un combat à mort :

A voir de tels amis, des personnes si proches,

Venir pour leur patrie aux morteiles approchet,

L'un s'émeut de pitié, l'autre est saisi d'horreur,

L'autre d'un si grand zèle admire la fureur. * {Uor., iii, 9.)

APPROCHER DE, activ., au sens moral, rapprocher de :

De tant d'enseignements l'amas prodigieux

Ne l'approchera point du monarque des cieu!(. (Imif., i, 1, éd. 1G51.;

On a dit d*uiie manière analogue :

Puisque l'amour chaste qu'ils ont pour les hommes leur fait quitter le ciel pour la terre, et trouver leur paradis parmi nous, ne devons-nous pas reconnottre qu'il y a quelque chose en l'homme qui V approche de ces esprits immortels ? (Boss., Strm. pour la fête des SS, ang. gard.)

— APPROCHER, neutre, en parlant d'un coup :

On ne les sent aussi (ces agitations) que quand le coup approche^

Et l'on no reconnott de semblables forfaits

Que quand la main s'apprête à venir aux effets. {Cinna, m, 2.)

Voltaire avait dit : « Un coup n'approche pas. » — « Ze coup approche peut être dur, réplique Palissot, mais l'expression n'a rien de blâmable. »

APPROFONDIR, rendre plus profond, approfondir l'abÎmk

DES MALX :

Ils étoient plus que rois, ils sont moindres qu'esclaves,

Et la gloire qui suit vos plus nobles travaux

Ne fait qu'approfondir Cablme de leurs maux, («Serior., m, 1.^

Approfondir CaMmt où son penchant l'entraîne! (Saorim, Dévert., i. 3 )

APPROUVÉ, avec un nom de personne, authentique, témoin approuvé :

Que j'en sais comme lui qui parlent d'Allemagne,

Et, si l'on veut les croire, ont vu chaque campagne,

Sur chaque occasion tranchent des entendus.

Content quelque défaite et des chevaux perdus.

Qui, dans une gavetle. apprenant ce langage.

S'ils sortent de Paris ne vont qu'à leur village,

Et se donnent ici pour témoins approuvés

De tous ces grands combats qu'ils ont lus ou rêvés I {Ment., iii, 3.)

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