APPRIVOISER. — APPROBATION
«Mdamer don Inigo de Mendose; c'est contre celle-là que l'on a vu les prédicateurs M tempéur en leurs chaires. (Do Vair, Har. au pari., 28 juin 1593.)
SE TRANSIR, comme transir :
Il s'étonnera, il se transira. (Montaigne, Ess,, 1. i, c. 36.) — L'esprit humain n'est capable que des choses médiocres, méprise et dédaigne les petites, s'étonne et se iransii des grandes. (Charr., Sag., 1. ii, c. 5.)
SE VERDIR, comme verdir :
Ço fut en mai enprés avril ke l'erbe j'e<i verdif. ( Jord. Fantosme, Chron., V. 1101.)
SE VIVRE, comme vivre :
Tels ad hors graunt renoun
Qui dedenz sa meisoun
Mult laschement se vit. [Les Prov, del Vilain)
Le miel decoroient (découloient) des chesnes, Dont habundamment se vivoieni. {Ram. de la Rose, v. 8416.)
L'exemple de Corneille : « Je m'appris à rimer, » est dans l'analogie de tous ces anciens verbes réfléchis ; mais on sent bien qu'il y a une nuance délicate de signification entre le neutre apprendre et le réfléchi s'apprendre. La même remarque s'applique à la plupart des verbes dont nous venons de présenter des exemples.
La langue espagnole aime encore à faire ainsi pronominaux nombre de verbes qui sembleraient devoir plus naturellement être neutres.
APPRIVOISER. Remarquable emploi au figuré :
Quelque peu qu'on lui dise, on craint de lui trop dire,
A peine on se hasarde à jurer qu'on l'admire.
Et pour apprivoiser ce respect ennemi,
Il faut qu'en dépit d'elle elle s'offre à demi. (OiA., m, I.)
— APPRIVOISER , plier aux exigences de, accommoder habilement à :
Savoir les régies, et entendre le secret de les apprivoiser adroitement avec notre théâtre, ce sont deux sciences bien différentes. {Gai. du Pal., fiptt.)
APPROBATION, se rapportant à un nom de chose : estime, faveur :
Rien que d'abord cette pièce n'eût pas grande approbation, quatre ou cinq ans après, la troupe du Marais la remit sur le théâtre avec un succès plus heureux. {EMWun de la Suite du Ment.)
n ; a de nombreux exemples de cette signification :