‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 66 sur 389 · ASTRE. — ATTACHER · texte numérisé non relu

ASTRE. — ATTACHER

ASTRE» fig. SON ASTRR OPPOSÉ, pour srgnifier sa destinée opposée :

Hais elle-même (hélas 1) de ce grand nom charmée

S'attache au bruit heureux que fait sa renommée.

Cependant qu'insensible à ce qu'elle a d'appas,

Il me dérobe un cœur qu'il ne demande pas.

De «OR astre opposé telle est la violence,

Qu'il me vole partout, même sans qu'il y pense. {Serior., i, 1.)

ATTACHEMENT a, attention fixe à :

Vaitaehemem de l'auditeur à l'action présente souvent ne lui permet pas de descendre à Tesamen sévère de cette justesse. [Excm. d'Hor.)

ATTACHER, fig., avec une magnifique image :

Qu'il ait regret à moi pour son dernier supplice,

Et que mon souvenir, jusque dans le tombeau

Attache à ton esprit un éternel bourreau, (Mid,^ i, 4.)

— ATTACHER, au scns moral, lier, unir :

Voules-vons V attacher À l'objet de sa haine? [La Veuve ^ m, 7.)

— Fixer, en parlant d'amour :

Quand vous voudrez tous deux attacher vos tendresses,

n est des rois pour elle, et pour vous des princesses. {Suréna, ii, 1.)

— ATTACHER A SON SENS, avcc uu uom de chose pour sujet, l'aire qu*on soit attaché à son sens :

Qu'à présent la jeunesse a d'étranges manies!

Les régies du devoir lui sont des tyrannies,

Et les droits les plus saints deviennent impuissants

Contre cette fierté qui Vattache à son sens, [lUus. cow,, in, 2.)

— ATTACHER, fig., avcc unc forme extrêm*ement concise :

Que vous m'êtes cruel, que vous m'êtes injuste,

W attacher tout mon cœur au seul titre <t Auguste!

Quoi que de ma naissance exige la fierté.

Vous seul ferez ma joie et ma félicité. {Pulch,, i, 4.)

C'est-à-dire, de vouloir que mon cœur ne s'attache qu'au titre d'Auguste.

— ATTACHER AUPRÈS, avcc uu nom de chose pour sujet :

Marcelle n'est pas loin, et je me persuade

Que son amour Vtutache auprès de sa malade. (Théodu ii, 1.)

— ATTACHER A, daus Ic scns d'attribuer à :

Si j'en savois le nom, ta juste défiance Pourroit à ses défauts imputer ma constance, À son peu de mérite attacher mon dédain.

Et croire qu'un plus digne auroit reçu ma main. {La 5ttiv., iv, 7.)

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