‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 67 sur 389 · ATTAQUE. — ATTENDRE · texte numérisé non relu

ATTAQUE. — ATTENDRE

— s'attacher a, suivi d'un subst. :

(1 passe encore poar le plas beaa auprès de ceax qui ne s* attachent pas à /a derwère iivériii des régies. [Exam. du Cid,)

— ATTACHÉ A, appliqué fortement à :

Oui, je te l'ai promis, et Taarois fait peut-être,

Si ton ftme attachée à mes commandements

Eût pu dans ton amour suivre mes sentiments. {Penh., iv, 2.)

On a dit, dans des sens à peu près analogues :

Je n*ose espérer que H. le cardinal de Noailles se rapproche véritablement de moi, pendant qu'il me saura attaché à des pensées si contraires aux siennes. (FÉN., Lett., à la maréchale de Noailles, 7 juin 1713.)

Il n'est rien où d'abord son soupçon attaché

Ne présume du crime el ne trouve un péché. (Boil., Sat. x.)

ATTAQUE, au sens moral, porter une attaque :

Et déjà pour essai de mon obéissance,

J'ai porté quelque attaque ^ et fait un peu d'avance. (Pulcb., v, 1.)

ATTEINTE, fig. et partie, en parlant de Timpression vive que Tamour fait dans le cœur, do la passion dont on est atteint profondément :

As- tu \u dans son cœur encor la même atteinte? [Ttte et Bér., v, 1.)

Ne pou^iez-vous souffrir de ma mauvaise humeur?

Ne pouviez-vous juger que c'étoil une feinte

A dessein d'éprûu\er quelle étoit votre atuinu? {La GaL du Pal., v, 4.)

Vous me jouez, madame, et cette accorte feinte

Nu donne à mon amour qu'une railleuse atteinte» {La Veuve, n, 4.)

Ce dernier vers qpt obscur et mal fait; il veut dire : ne paye mon amour que d'un retour faux et trompeur de sentiment.

Dans cette comédie, Corneille emploie encore atteinte dans le même sens :

Longtemps à mon sujet les passions contraintes

Ont souffert et caché leurs plus vives atteiiiUs. (La YeuvCy iv, A.)

— l'atteinte des douleurs :

Enfin je me vois libre , et je puis sans contrainte

De met vives douleura te faire voir Vatteintt» {Le Cid, m, 3.)

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