‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 88 sur 389 · BLAMER. — BLANQUE · texte numérisé non relu

BLAMER. — BLANQUE

On le trouve, avec le même sens, dans des écrits de notre siècle :

Et d'aa sinistre exploit, par mille coups plus beaux, J'effacerai le blâme en guidant vos drapeaux.

(N. Lbmkrc, La Démence deCharlet VI, iv, 5.)

Le Provençal disait de même blasmezo pour crime. BLAMER DES PLEURS, blâmer quelqu'un d'en répandre :

Loin de bUlmer lea pleura que je vous vois répandre,

Jo crois faire beaucoup de m'en pouvoir défendre. [Horace, m, 6.)

— BLAMER quelqu'un d'une CHOSE, la lui reprocher, Ten accuser :

Je ne la puis du moins blâmer <tun mauvais choix, Polyeucte a du nom, et sort du sang des rois. {^oL, ii, ].)

Ceux qui ont blâmé l'autre pièce de peu d'effets auront ici de quoi se satisfaire. (Blélite, préface.)

Et, dans ce changement, Chacun vous blâmeroii de peu de jugement. [Gai. du PaL, m, 6.)

11 eust esté blasmé d'infidélité ou de peu d'affection an bien de mes affaires. [Leiu miss, de Henri /K, t. iv, p. 875. )

Quelle noire malice Peut, d'un front assuré, me 6^dmer d'aucun vice? (RacaiN., Derg., ir, 9.)

Chacun sait le péché dota ma fille est blâmée, (Id.. ibid., iv, 4.)

BLANC. SE FAIRE BLANC, commc, se faire blanc de son épée, est employé par Corneille avec de, dans le sens particulier de se targuer du sentiment, de l'appui de :

Vous vous êtes fait tout blanc (f Aristote et d'autres auteurs que vous ne lûtes et n'entendîtes peut-être jamais, et qui vous manquent tous de garantie. {Lett. apolog,)

BLANCHI, lig. BLANCHI dans, avec l'auxiliaire être :

0 rage! à désespoir! à vieillesse ennemie!

N'ai-je donc tant vécu que pour celte infamie?

Et ne suis-'ie blanchi dans les travaux guerriers,

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers? [Le Cid, i, 4.)

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