‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 89 sur 389 · BLESSER. — BOITEUX · texte numérisé non relu

BLESSER. — BOITEUX

Notre fortune eofloit du prix de nos caprices.

Et c'éUit une blanque à de bons bénéfices. {Excuses à Ariste.)

BLESSER. SE BLESSER LE CERVEAU, s'ofifeiiser, se choquer et concevoir de fâcheux soupçons d'tuie chose :

Ce malheureox jaloux t*esi bleMê le cerveau

D'un festin qu'hier au soir il m'a donné sur l'eau. {Le Bleui., iii, 3.)

— BLESSER quelqu'un, le blesscF d'amouF :

Oui, sans doute Clarisse a son âme blessée. (Jm Veuve, iv, 5 )

Sa richesse l'attire, et sa beauté le blesse. [La Suiv., i, 1.)

Amarante (aussi bien te faut-il confesser

Que la seule Daphnis avoit su me blesser).

Dis-moi qui me l'enlève. {Ibid., v, 3 )

— BLESSÉ , blessé d'amour :

il possédoitmon cœur, mes désirs, ma pensée;

Je ne lui cachois point combien 'jétois blessée, {^oL, i, 3.)

Quand dans le char il s'est placé.

Je n'étois qu'à vingt pas et venois pour l'instruire Du départ de l'objet dont son cœur est bleue, (T. Corn.. Circé, ii, 1)

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