BOND. — BORD
— BONNE CONDUITE, Gomme belle conduite, en parlant d'un acte de valeur :
Quel forfait troavez-vous en sa bonne conduite? \ Horace, iv, 1.)
— LA FAIRE BONNE, dans le sens de garantir, employé dans le style élevé :
Je prends sur moi sa dette, et je vous ta fait bonne, {Don Sanche, i, l'a.)
« Est trop trivial; c'est le style des marchands, » observe Voltaire.
Rappelons-nous , à la décharge de Corneille , que Dm Sancke
est une tragi-comédie.
BOND. FAUX BOND, pour signifier infidélité en amour :
Après un tel faux bond^ un change si soudain,
A volage, volage, et dédain pour dédain. ('^él., y, 5.)
BONHEUR, avec le plur. :
Ils diront à Tenvi les bonheurs de la paix. {Au roi^ sur la paix de 1678.)
Cet emploi n'a rien d'assez rare pour avoir besoin d'être justifié par des exemples. Corneille dit d'une manière plus particulière : SOUVERAINS BONHEURS.
Vanité de languir dans la soif des honneurs,
Vanité de choisir pour souverains bonheurs
Des plaisirs criminels les damnables mollesses. (/mti., i, 1.)
BORD. SUR LE BORD DE, fig., commc au bord de :
Oui, votre intelligence à demi découverte.
Met votre Suréna sur le bord de sa peru. ($<<>'•> iv, 1.)
— SUR LES BORDS DE, au seus propre, comme sur le bord de:
Sur les bords du perron soudain elle s'avance. {Théod,, v, 8.)
— Fig. : SUR LES BORDS DE LA TOMBE, DU TOMBEAU :
Sur les bords de la tombe où tu me vois courir,
Je crains les maux que je te laisse,
Quand je fais gloire de mourir. {Œd,^ m» !•)
Au milieu des malheurs que le ciel nous envoie. Prince, nous croiriez-vous capables d'une joie. Et que nous voyant tous sur les bords du tombeau. Nous pussions d'un hymen allumer le flambeau? {Ibid., i. S.)
— Corneille dit encore, d'une manière particulièrement hardie : AUX BORDS d'une PLEINE VICTOIRE :
Quand nous sommes aux bords (F une pleine victoire.
Quel besoin avons-nous d'en partager la gloire? {Sert., ii, 2 )
CJ4 BORNÉ. — BOUILLANT.