BRAVADE. — BRÈCHE
— Fig., pour désigner les feux de Tamour :
Son trasier est trop grand, rien ne peut l'amortir. {Im GaL du Pal., i, 9.)
BRAVADE. FAIRE BRAVADE A QUELQU'UN, le bfaver :
Ce béittre insolent méfait encor bravade, [Ulllus. eom„ ii, 8.>
BRAVE HOMME, pour homme brave :
Et noos verrons ainsi qui fait mieux un brave hommCf
Des leçons d'Annibal, ou de celles de Rome. {Nicom., i, 3.)
BRECHE. FAIRE BRÈCHE A LA FOI CONJUGALE, pour signifier la violer :
Qn*un mari les adore, et qu'un amour extrême
A leur bizarre humeur le soumette lui-même.
Qu'il les comble d'honneurs et de bons traitements.
Qu'il ne refuse rien à leurs contentements ;
S'il fait la moindre brèche à la foi conjugale ^
Il n'est point à leur gré de crime qui l'égale. (Llllus, com., v, 3.)
— FAIRE BRÈCHE AU POUVOIR SOUVERAIN , y porter atteinte :
Mais gardeZ'Voùs aussi d'oublier votre faute,
Et, comme elle fait brèche au pouvoir souveruin,
Pour la bien réparer, retouinez dés demain. {Pficom., u, 3.)
« Cette expression faire brèche, dit Voltaire, n'est plus d'usage : ce n'est pas que l'idée ne soit noble; mais en français toutes les fois que le mot faire n'est pas suivi d'un article , il forme ime façon de parler proverbiale trop familière. Faire assaut, faire force de voiles, faire de nécessité vertu, faire ferme, faire brèche, faire halte, etc. ; toutes expressions bannies du vers héroïque. » Ce jugement est d'une rigueur trop scrupuleuse, et l'illustre commentateur n'est pas sufiisamment exact dans la règle gênéi*ale qu'il pose. Ainsi, entre cent exemples, on dit très-bien dans le style élevé :