‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 113 sur 366 · METTRE DES SECRETS EN BONNE CONFIDENCE · texte numérisé non relu

METTRE DES SECRETS EN BONNE CONFIDENCE

J'oratf mit mes secrets en bonne confidence. [Perth., iv, 3.)

C*e8t-À-dire : Je les avais confiés en bon lieu.

— AVEC CONFIDENCE, comme en confidence :

Je te dirai bien plus, mais avec confidence:

La secte des chrétiens n'est pas ce que Ton pense. {PoL, iv, 6.)

CONFIDENT, qui est dans la confiance, en qui Ton a une intime confiance :

Maxime est comme moi de ses plus confidents, (Ciii., i, 4.)

On trouve très-fréquemment confident employé adjectivement dans ce sens :

Accompagné seulement de cinq ou six de ses plus confidenu serviteurs. (Pas^)., R€ch.f VIII, 28.)— Qu'il deppute quelqu'un des siens qui luy soit confidem.{Lm, wms, de Henri IV, t. iv, p. 49.) — Tous prennent part à vos intérêts plus que vos parents les plus tendres, plus que vos amis les plus confidents. {Boss., Serm. pour la fêle des saints anges gard., ii. ) — S'en ouvrant lui-même à ses plus co^fiiumu unis. (BouRD., Orais. fun. de Condé, u.) — Prélat que ce héros a distingué entre ses plus chers et ses plus confidents amis. (Id., ibidi, m.) — Quand Henri second renouvela les desseins d'Italie, le plus confident serviteur qu'il en eut fut Pierre Strozzi. (Naudé, Le Masc, in-4<*, p. 368.) - La grande alliance fut trés-aensiblement touchée de cette perte; mais elle se trouva si bien cimentée, que l'esprit de Guillaume continua de l'animer, et Heinsius, sa créature la plus confidenu, élevé par lui an poste de pensionnaire de Hollande, le perpétua. (St.-Sim., Mém„ n.) t. m, c 24.; — Ptolomée étoit devcuu un des plus confidents ministres de ce roi. (GoMBERV., Cyth., 2* p., ii.) — Elle me rendit auprès de lui, par les personnes qui lui étoient confidentes, toutes sortes de mauvais offices. (Arn. d'Andillt, Mim,)

— Je ne doute point que M. d'Épernon et M. de La Valette ne fassent leur -devoir, mais je vous supplie y envoyer une personne confidente, qui puisse les y

fortifier. (Ricu., £<;//., à La Valette, 21 nov. 1636.)— 11 se servit pour cet effet du vicaire général des Augustins, qui lui était Irès-confident. (Retz, Mém„ m. 1652.)

— On ne pouvoit se tromper sur les motifs qui l'avoient fait envoyer à Milan, ni croire qu'un secrétaire confident quittât son poste pour des raisons aussi frivoles

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