‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 127 sur 366 · CONTREDIRE. — CONTRIBUER · texte numérisé non relu

CONTREDIRE. — CONTRIBUER

dONTREDIRE, act., avec un nom de chose pour régime, s'opposer à :

Un père qui ne se montre que pour consentir ou contredire le mariage de ses enfants. {Prem. Dîmc.)

— RIEN CONTREDIRE, Contredire en rien :

En l'état où je sais, les maux dont je soupire

M'ôtent la liberté de te rien contredire. [Tite et Bér., i, 3.)

CONTREFAIRE le, suivi d'un adjectif:

L'Académie, dans ses Sentiments sm* le Cid, parle ainsi de cette locution :

c Contrefaiut le triste. » L'observateur n'a pas eu raison de reprendre cette façon de parler, qui est en usage ; mais il est vrai qu'elle est basse dans la bouche du roi.

Voltaire ajoute dans son Commentaire:

« EUe est basse dans la bouche de tout personnage tragique. »

— DES VICES CONTREFAITS, dcs viccs fcints, simulés :

Qui sait faire sa cour se fait aux mœurs du prince ;

Mais il fut tout à soi quand il fut en province,

Et sa haute vertu, par d'illusu-es effets,

Y dissipa soudain ces vices contrefaits. (OiA., m, 3.)

Contrefait s'employait dans des cas assez nombreux, avec cette signification de feint, simulé :

Une race mêlée et corrompue, des demi-chrétiens, des chrétiens mondains et séculiers, une piété bâtarde et falsifiée , qui est toute dans les discours et dans un extérieur contrefait. (Boss., Panég. de S, Victor^ nu) — Un ris forcé, des caresses contrefaites, (La Brut., Caract,^ viii.) — Hauteur ridicule et contrefaite» (Id., Und.)

CONTRE-POISON, fig. :

U n'est .point de contre-poisons Contre le noir venin des langues médisantes. [Trad, du Ps, cxix«}

CONTRE-TEMPS, des contre-temps de raillekie, pour des railleries à contre-temps :

Quittez ces contre-temps de froide raillerie. {Don Sanche, i, 4.)

CONTRIBUER, act. contribuer qu|:lque chose, comme contribuer en quelque chose :

Apres, achève seul ; je ne puis sans supplice

Forcer ici mon bras à te faire service ;

Et mon reste d'amour, en cet enlèvement.

Ne peut contribuer que mon consentement. {La PL Roy., iv, 9.)

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