DÉRÈGLEMENT. — DES
nous fismes les ungs et les antres^ je commenceray despuis l'heure que deceda ledit sieur chancelier, pour plus fidellement et particulièrement descrire icy comme tontes choses s'y sont du despuU passées. (Phil. Hdradlt, Mém.f 1559.) — Et faut que j'advoue que caste franchise et privante dont il m'honora commença de me gaigner et obliger aie servir comme j*aifaict dudespuyg. (Td., ibid,) La belle du depuis ne le recherche point. (Hbgn., Sat. vu.)
Ce porteur de lettres ne s'est point présenté devant moi du depuis , n'y ayant point trouvé son compte. (M">* dr La Guette, Mém.y éd. Jann., p. 184.)
Mézeray emploie souvent du depuis , et en particulier, Histoire de France, François I*'.
DÉRÈGLEMENT, en t. de poét., afltanchissement de toutes les
règles de Tart :
Bt m*avoit donné assez d'aversion de cet horrible dérèglement qui mettoit Paris, Rome et Constantinoplo sur le même thé&tro . pour réduire le mien dans une 8«tf 6 ville. [Exam. de Mil.)
DÉROBER LES JOURS a , les soustraire à :
Un enfant exposé dont le mérite éclate,
Et de qui par pitié j'ai dérobé les jours
Aux ongles des lions, aux griffes des vautours. {CEd.^ v, 2.)
— DÉROBER DE , avec uu nom de chose pour sujet, faire qu'on
se dérobe de :
Ta passion, qui soofire une trop dure loi,
Pour la gouverner seul te dérobait de moi. [La Suiv., iv, 6.)
DÉROUILLER le vice, enlever la rouille du vice, le déraciner de Tâme : ,
Bt combien est paissante à dérouilkr le vice
L'aigreur des tribulations. {ImU., m, 50.)
Ronsard avait dit auparavant, en parlant de FAmour :
Celuy vous dérouilla la honte de jeunesse.
[Les Vers d'Eurym, et de Callirée, Ëlég. du poëte à Eurym.)
DERRIÈRE, demeurer loin derrière, pour dire, être loin d'atteindre à son modèle, être loin de Fimiter :
Si je suis demeuré bien loin derritre, tu en jugeras. [Pomp.y au lect.)
DES, pour dé, devant un adjectif :
Fais éclater ta joie en des pompeux spectacles. {La Tois., prol., se. v.)
La règle qu'impose aujourd'hui la grammaire a été longtemps inconnue :
Ceux que je voy faire des bons livres sous des meschantes chausses , eussent premièrement fait leurs chausses, s'ils m'en eussent creu. (Montaignb, Essais^ II, 37.) — La providence de Dieu, qui, par des secrels ressorts inconnus à ceux
DÉSANIMÉ. — DÉSARMER. 187
mêmes qu'elle fait agir, dispose les moyens pour leur fin. (Rtrz, H^m., iv, année 1653.) — Vingt-quatre violons, ayant joué des ritournelles, jouèrent des branles, des courantes et des petites danses. (Busst, HisL am, des Gaui.) — Ils apprendroient, nous disoient-ils, à avoir besoin de tontes les choses qui vous sont devenues nécessaires. Ils voudroient les avoir ; ils abandonneroient la vertu pour les obtenir par des mauvaises industries. (Fénbl., Télém., viu.) — On jugera plus sûrement dans la suite si ces suppositions sont des vérités ou des pures imaginations. (Malebr., Lois de la communie, des mouvem, , 2« p., xvi.)-^G'ôl6it on esprit remuant et allier, un courage invincible, et né à des hautes entreprisM. (Mêzbb., Uist. de Fr. av. devis j i, 12.)
DÉSANIMÉ, inanimé :
De sorte qu'à présent deux corps désanimés
Termineront l'exploit de tant de gens armés. (C/ti., ii, 8.)
DÉSARMER, fig. :
Un profond soupir désarme ses rigueurs, {InscripL mises sous des es\ampB$, vi. L'entrée dans les viiies rebelles de Guienne.)
Et nos soumissions désarmant leurs dédains^
Toutes ont pour adieu battu l'onde des mains. {Androm,, v, 8.)