‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 20 sur 366 · JETER LES AMORCES DE · texte numérisé non relu

JETER LES AMORCES DE

Rome. qui vous redoute, et vous flatte aujourd'hui, Vous craindra-t-elle encor, vous voyant sans appui?

38 AUMO;!. — AMOUREUX.

Elle qui de la paix ne jeue Us amorces

Que par le seul besoin de séparer nos forces. (Sophou., i, 4 )

— JETER TROP d'amorce A :

Et l'inGdéle appas de leur prédiction A jeii trop d*amorce à notre ambition. ^v [Au., v, 1 .)

— ÊTRE d'une faible AMORCE :

Les amours d'un vieillard sont d'une faible amorce, [La Suiv., iii« 1.}

— GOUTER L* AMORCE, dans le même sens que mordre à l'hameçon :

Il a beau déguiser, il a goûté V amorce;

Cloris déjà sur lui n'a presque plus de force. * [Mil,, ii, 0.

— AVOIR PEU d'amorces POUR :

Vous auriez donc voulu que l'honneur d'un tel choix

Eût montré votre amant le plus lâche des trois?

Que pour lui cette gloire eût eu trop peu d^amorees.

Jusqu'à ce qu'un rival eût épuisé ses forces? {Sanche, m. 1 )

AMORTI, fîg., éteint, rendu moins vif, anéanti :

De mon génie usé la chaleur amortie

A leur gloire immortelle est trop mal assortie.

[Au Roi, sur son retour de Flandiv.)

L'inimitié qui régne entre les deux partis

N'y rend pas de l'honneur tous les droits amortis, (Sertor.y ni, l.i

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