‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 244 sur 366 · FALSIFICATION. — FARDER · texte numérisé non relu

FALSIFICATION. — FARDER

qui n'Mt pas meilleiir que les autres qui se sont rendus. (Malb., Le»., à Racan,

18 janv. 1695.)

FALSIFICATION, terme de théâtre, altération à la vérité historique et locale :

Je l'ai placé dans Séville, bien que D. Fernand n'en ait jamais été le maître, et j'ai été obligé à celle falsification, pour former quelque vraisemblance à la (iQsççDte des Maures, dont l'iirmée ne pouvpit venir si vite par terre Qii6 par eau.

FALSIFIER SON teint, prendre une mine feinte :

D'ailleurs ce grand courroux pourroit-il ôtre feintt

Auroit-il pu silôl/a/*i/îer ton teint y

Et si bien ajuster ses yeux et son langa^

A ce que la fureur marquoit sur son visage? (la Suiv,, iv, 9.)

FARD , fig. LE FARD DU LANGAGE :

Seigneur, moi qui connois le fond de son courage

Et qui n*aijamait vu dtjard en ton langage,

Je tieudrois à bonheur que Yoti e Majesté

M'acceptai pour garant de sa fidélité. {Clit,, v, 4.)

Et son frère pipé du fard de mon langage. {Lu Veuve, i, 2.)

Otez ce nom d'amour : U fard de ton langage

Ne m'empêcha jamais de voir dans son courage.

Et nous étions tous deux semblables en ce point

Que nous feignions d'aimer ce que nous n'aimions point, (/^û^., v, 4.)

Cléandre, elle est à toi ; j'ai fléchi son courage. *

Que ne peut l'artifice et le fard du langage? (La PL f(oy,, m, 6.)

Et n'y doU point chercher ni le fard du langaya.

Ni la subtilité. {fmH,, i, 5 )

Cette ç^pressiau si heureuse n'est pas particulière à CorwiUe :

Courtisans, ne me lisez pas, Si vous recherchez les apas Et le fard de vottre langage,

{Recueil det vert de M. de Marbeuf Ro«en« 1628, ia-8.)

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