FALSIFICATION. — FARDER
qui n'Mt pas meilleiir que les autres qui se sont rendus. (Malb., Le»., à Racan,
18 janv. 1695.)
FALSIFICATION, terme de théâtre, altération à la vérité historique et locale :
Je l'ai placé dans Séville, bien que D. Fernand n'en ait jamais été le maître, et j'ai été obligé à celle falsification, pour former quelque vraisemblance à la (iQsççDte des Maures, dont l'iirmée ne pouvpit venir si vite par terre Qii6 par eau.
FALSIFIER SON teint, prendre une mine feinte :
D'ailleurs ce grand courroux pourroit-il ôtre feintt
Auroit-il pu silôl/a/*i/îer ton teint y
Et si bien ajuster ses yeux et son langa^
A ce que la fureur marquoit sur son visage? (la Suiv,, iv, 9.)
FARD , fig. LE FARD DU LANGAGE :
Seigneur, moi qui connois le fond de son courage
Et qui n*aijamait vu dtjard en ton langage,
Je tieudrois à bonheur que Yoti e Majesté
M'acceptai pour garant de sa fidélité. {Clit,, v, 4.)
Et son frère pipé du fard de mon langage. {Lu Veuve, i, 2.)
Otez ce nom d'amour : U fard de ton langage
Ne m'empêcha jamais de voir dans son courage.
Et nous étions tous deux semblables en ce point
Que nous feignions d'aimer ce que nous n'aimions point, (/^û^., v, 4.)
Cléandre, elle est à toi ; j'ai fléchi son courage. *
Que ne peut l'artifice et le fard du langage? (La PL f(oy,, m, 6.)
Et n'y doU point chercher ni le fard du langaya.
Ni la subtilité. {fmH,, i, 5 )
Cette ç^pressiau si heureuse n'est pas particulière à CorwiUe :
Courtisans, ne me lisez pas, Si vous recherchez les apas Et le fard de vottre langage,
{Recueil det vert de M. de Marbeuf Ro«en« 1628, ia-8.)